Lausanne : expulsion et avenir de la bibliothèque féministe « La Molène »

La bibliothèque queer et féministe autogérée La Molène, localisée à Lausanne, rencontre des difficultés car son local va être détruit.

A savoir, aujourd’hui [mercredi 13 juin 2018] il est prévu une dernière ouverture de la biblio avant le nouvel endroit (qui n’a pas encore été trouvé…) de 16h à minuit ; en mixité choisie (voir sur l’affiche).
Ouverture spéciale sans livres mais avec possibilité de rendre les livres.Il s’agit de discuter du futur de la biblio ; et vous êtes invité.e.s à amener de la bouffe vegane.

« Nous venons d’apprendre que nous avons UNE DIZAINE DE JOURS pour libérer les lieux ( !!ultimatum le 18 juin!!), vider la bibliothèque, trouver un nouveau local et ainsi de suite…
Nous avons 7 appartements + tout l’espace biblio et les caves à vider et déménager !

C’est énorme… donc nous cherchons massivement du soutien :

– financier
– nouveau local pour la biblio (prêté, ou sous « contrat de confiance »)
– prêt de voiture/camion (edit: trouvé!)
– personnes ayant le permis de voiture disponibles pour conduire (edit: trouvé!)
– espace(s) de stockage (edit: trouvé!)
SVP, penser à nous ramener vos livres empruntés ou à les garder précieusement jusqu’à ce qu’on trouve un nouveau local…
***
Nouvel espace biblio recherché :

Nous aimerions vraiment que ce beau projet continue à vivre, que Lausanne ne perde pas son unique espace Queer et féministe proposant des ressources, qui n’est pas seulement une bibliothèque mais aussi un lieu de refuge, de rencontres et de soutien !
Avez-vous entendu parler d’un local ou d’un espace vide, à disposition, qui pourrait nous être prêté ? (région Lausannoise idéalement mais n’hésitez pas si vous entendez parler d’un lieu même si c’est ailleurs en suisse romande)

A faire tourner massivement !!
Force et courage,
merci d’avoir fait vivre la biblio et longue vie à la Molène ! »

Lu sur Bibliothèque féministe La Molène

Occupation du bâtiment A de l’Université Paris 8 par et pour des exilé-e-s


Hier. 18h30. Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis. Le bâtiment A est occupé depuis 15h par des étudiant.e.s dans le but d’y accueillir des réfugié.e.s et exilé.e.s, en plein hiver. Le bâtiment de deux étages est barricadé, et séparé en plusieurs ailes. Au 1er étage, une grande salle sert de cantine, de salle commune dans laquelle 200 personnes tiennent une Assemblée Générale. A l’étage supérieur, 6 salles servent de dortoir aux exilé.e.s, dont une salle exclusivement réservée aux femmes.

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Rassemblement de soutien à l’Attiéké le 25 juin à 11h, Saint-Denis

Aujourd’hui, l’Attiéké est menacé d’expulsion. Nous sommes convoqué.e.s le 7 juillet au tribunal, face au propriétaire, la Fédération française de triathlon. Derrière, c’est l’expulsion qui s’annonce, avec 40 personnes qui vont se retrouver à la rue. Hier mal-logé-es aujourd’hui menacé-es d’être expulsé-es, sans qu’il n’y ait aucune procédures de relogement. C’est la fin d’un lieu de résistance qui fait vivre les luttes et les solidarités à Saint-Denis.

Nous appelons toutes les forces, tous les collectifs de la ville à s’unir pour revendiquer avec l’Attiéké :
– la réquisition de l’Attiéké ou d’un bâtiment vide par la mairie de Saint-Denis
– le relogement des habitant-es
– la régularisation des habitant.e.s
Nous appelons à se rassembler Samedi 25 juin à 11h devant la Mairie de Saint-Denis
Nous appelons à une semaine de lutte entre le 1er et le 7 juillet.
Samedi 2 juillet, nous appelons à une grande manifestation pour s’opposer à l’expulsion.attieke-st-denis

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Le Jardin d’Alice parachuté à Montreuil

 

Lorsque j’ai lu le texte de rendez-vous du 20 novembre sur Paris Luttes Info [1]au collectif artistique le jardin d’Alice, j’ai failli tomber du fauteuil du taxi-phone ; houla dangereux… Comment la mairie de paris ou l’État, ou la mairie de Montreuil, ou les trois, ont offert au collectif artistique le Jardin d’Alice un superbe bâtiment au 19, rue Garibaldi à Montreuil ?

La mairie de Paris ou l’État, ou la mairie de Montreuil, ou les trois, ont offert au collectif artistique le Jardin d’Alice un superbe bâtiment au 19, rue Garibaldi à Montreuil : 18 pièces sur trois étages, un beau rez-de-chaussée tout vitré, un immense garage, bref quelques milliers de m² appartenant à l’Établissement Public Foncier d’Île-de-France (EPF-IDF – une société immobilière appartenant à l’État ayant pour objectif de favoriser le tissu économique).

Bien sûr, il y avait des portes anti-squat, une alarme qui fait « VOTRE PRÉSENCE A ÉTÉ DÉTECTÉE » avec des vigiles au bout. Plusieurs collectifs ont essayé de l’occuper. Ils se sont fait jeter. En trois ans, il a servi trois mois pour un tournage.

Bien sûr, ils ne l’ont pas laissé au collectif Les Baras, migrants chassés de Libye pendant la guerre et qui dormaient devant le foyer Bara durant l’hiver 2012-2013. Ils ont passé un an dehors. Actuellement, ils sont expulsables de leur 2e lieu occupé à Bagnolet. Dans cet immeuble, ils auraient pu souffler, avoir un peu de répit. Mais bon, ils ne sont pas artistes (certains font du théâtre mais ça ne compte pas), ils n’abritent pas une gentille AMAP, ils ne font pas des expos trop cool du peintre maison… non, ils y auraient « seulement » habité ; et en plus ils n’ont pas de papiers… et en plus ils sont 200… et en plus ils sont noirs… et en plus ils auraient peut-être habité avec des familles rroms comme dans le squat précédent…

NON , c’est pas possible.

Favoriser l’installation de nouveaux pauvres alors que l’on fait tout pour les virer, pas possible. Un collectif artistique, c’est plus tendance, rentable socialement, c’est de gentilles activités pour les nouveaux habitants du quartier.

Depuis quelques années, à l’exemple de Rivoli et de la Petite Rockette, les collectifs artistiques, issus ou non des squats, se sont multipliés. Le discours servi aux mairies et aux institutions est le même :

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COP 21 : les renseignements font la tournée des squats du 94

Ce jeudi 19 novembre au matin, un agent du renseignement est venu toquer à la porte de plusieurs squats d’Ivry, en vue de la COP 21.

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Une pote sonne à la porte du Moulin. Je regarde par la fenêtre et j’aperçois avec elle un homme d’une quarantaine d’années, vêtu d’un imperméable. L’amie, gênée visiblement par sa présence, me demande de descendre.

Je descend ouvrir, prenant soin de refermer derrière moi, pour aller parler à notre invité surprise.

L’homme se présente tout de suite comme policier des renseignements. Avant même d’engager la conversation, je lui demande sa carte de visite, qu’il me tend après avoir également montré sa carte de police.

Laurent C., lieutenant au service territorial du renseignement du Val-de-Marne, enchaîne en demandant si le lieu prévoyait d’accueillir des gens pendant la COP 21 et si nous avions prévu d’y organiser des activités. On lui rétorque qu’on n’a pas l’intention de lui répondre, que nous n’avons aucune raison de lui donner des informations sur ce qu’il se passe dans notre domicile et que nous ne comprenons pas pourquoi le fait d’être un squat impliquait de devoir informer les forces de police sur notre volonté d’accueillir ou non des ami-e-s chez nous.

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IL Y A 50 ANS, LES PROVOS

« Actuellement le Provo s’en tient, non
sans mérite, à la provocation de la police,
aux affrontements sur le Dam, aux pétards
dans les boites aux lettres. Demain, il devra
traiter la police comme un ennemi conscient,
donner l’assaut contre le palais du Dam, et
poser quelques bombes dans les boites
aux lettres du BVD. Car seules les masses
provocatrices des jeunes glandeurs sont
encore à incorporer dans le mouvement. Ce
sont elles qui constituent une opposition, et
non pas les soit-disant classes laborieuses
qui sont pieds et poings liés dans ce
système social. Les Provos sont la dernière
classe révolutionnaire des Pays-Bas et nous
reconnaissons comme Provos les beatniks,
les pleiners, les magiciens. »

 

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Ils nous veulent à la rue, on va leur mettre des bâtons dans les roues !

Contre l’expulsion des Francs-Tireurs à La courneuve, Manifestons le samedi 16 mai à 15h, départ devant le squat.

Un an à peine après notre installation dans les lieux, nous sommes expulsables ! Pourtant, durant ces quelques dix mois passés au squat du 13, rue des Francs-tireurs, à La Courneuve, nous avons bataillé contre le propriétaire,Histoire et Patrimoine, afin de faire reconnaître auprès de la « justice » le peu d’urgence qu’il y avait à nous remettre à la rue.

Mais le droit de propriété est toujours le plus fort aux yeux des tribunaux, même lorsqu’il consiste à faire pourrir sur pied des bâtiments tout à fait habitables.

Nous sommes donc désormais une trentaine de mal-logés, demandeurs d’asile, chômeurs, étudiants à être menacés d’expulsion à brève échéance. Les activités que nous avons mises en place dans ce lieu, que ce soient les cours de français pour étrangers, les concerts, les discussions et projections, sont destinées à disparaître.

Destinées à disparaître aussi l’autogestion, la solidarité, la mise en commun des problèmes, des solutions, du matériel, que nous avons pratiquées depuis le début, pour nous passer de chefs, pour ne pas être réduits à la concurrence de tous contre tous ou à la misère.

Ce qui va peut-être, dans un futur lointain, remplacer les lieux, ce sont 28 logements, semblables à ceux qui prolifèrent par milliers dans d’autres anciens quartiers populaires (La Plaine saint Denis, le quartier du canal à Pantin…), et dans lesquels il est impossible de se loger pour les plus vulnérables économiquement (chômeurs, femmes au foyer, ouvriers, et autres smicards…). Mais qui s’en soucie ? L’essentiel en urbanisme, comme le disait récemment le président de Plaine Commune, Patrick Braouezec (FdG), n’est-il pas de « créer de la valeur » ? Les pauvres sont virés de leurs quartiers ? Ce n’est qu’un dommage collatéral…

Cette logique nous révolte, aussi nous refusons de quitter le 13, rue des Francs-tireurs.

Non à l’expulsion du 13, rue des Francs-tireurs !

Non à toutes les expulsions !

Relogement de tous les habitants et de l’association !

Non à la transformations des quartiers populaires en machines à sous pour promoteurs immobiliers !
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