[FESTIVAL, ISÈRE] 🥋 Festival de sports de combats autogérés les 27-28-29 septembre 2019 ⛰️

Dans le même esprit que l’article où on recensait les différentes équipes/clubs autogérés de sport, pour celles et ceux qui sont dans la région de Grenoble (et celleux qui ont la bougeotte!), trois jours de rencontres sportives ont lieu, organisées par l’Amicale du Combat Libre de Lyon et L’Amicale de jujitsu du Trièves, les 27, 38, et 29 septembre 2019 !  Seront proposés, à prix libre : des stages de différents arts martiaux et sport de combat, des matchs, des concerts, des rencontres et discussions, des ballades, des baignades et tout ce qui peut vous faire envie ! L’ensemble du festival est à prix libre et il y a la possibilité de camper sur place, donc faites tourner l’info !! 🐬🌊

 » Le programme définitif n’est pas encore posé mais il y aura des stages de différents sports : jujitsu Brésilien, boxe anglaise et pieds poings, MMA, thaï Chi, capoeira, yoga, escalade, déplacement collectif … On aimerait proposer aux personnes qui viennent de pouvoir animer des ateliers aussi si vous en avez envie. Hésitez pas à faire signe si vous souhaitez animer un stage que ce soit un art martial inconnu ou une session de boxe anglaise ! Continue reading « [FESTIVAL, ISÈRE] 🥋 Festival de sports de combats autogérés les 27-28-29 septembre 2019 ⛰️ »

[FESTIVAL] 📜 🍻 8 événements féministes / anticapitalistes / antiracistes / écolos en septembre 2019 🍁 🍂

Il y a tellement de fêtes, festivals, soirées, rencontres – contre toutes les formes d’oppressions – de prévu.e.s pour ce mois de septembre 2019 qu’on vous en propose une petite sélecta hétéroclite. La plupart de ces événements dure plusieurs jours donc impossible de les louper 🤷

  • 6 – 9 SEPTEMBRE : 🌬️ / 5ÈME EDITION DE LA FÊTE DU VENT / 🌲AMASSADA (lieu occupé à Saint Victor, proche Albi/Montpellier) / Contre l’écologie industrielle /

Des balades et des discussions avec des gens savant.e.s 🙃 dans  un  cadre  sauvage  et  illégal  

Plus d’infos sur https://douze.noblogs.org/

  • 10 – 17 SEPTEMBRE : 🚔 / SEMAINE CONTRE LA RÉPRESSION / GRENOBLE / 📢

Cette semaine est destinée à faire connaître le collectif et à récolter des fonds pour les Gilets Jaunes interpellés le 1er mai dernier à la suite de la manifestation syndicale. Ces derniers passent en procès ce lundi 16 septembre, à 13h30, au Tribunal de Grenoble, et un rassemblement de soutien est appelé.

mardi 10/09 à 20h au bar Antigone, discussion et projection du documentaire Gilets jaune une répression d’Etat

jeudi 12/09 sur le campus de Saint Martin d’Herès : repas, stands et concerts

samedi 14/09 au squat du 38 rue d’Alembert :

Plus d’infos sur https://cric-grenoble.info/

  • 12-14 SEPTEMBRE : 🗨️   / CYCLE DE DISCUSSIONS  « TISSER LES LIENS D’UNE POLITIQUE DES FEMMES » / RENNES 📚

Plus d’infos sur : https://maisondelagreve.boum.org/spip.php?article103&id_evenement=50

  • 14-28 SEPTEMBRE : 🐭 🎙️/ NOUVELLES RENCONTRES INTER-TERREAURISTES / ZAD DE NOTRE-DAME-DES-LANDES / 🌿🏗️

Programme détaillé à venir, en attendant, voilà l’affiche ⭐

 

  • 13-15 SEPTEMBRE :😾  / RENCONTRES FÉMINISTES RÂLACHATTE#2 / NOTRE-DAME-DE-LA-SALVAGE (MILLAU) / 🦑

Tout au long du festival // Infokiosque, Stand Prévention, Frip’Mobile, Expositions, Coiffure, Tattoos (Petite scarabée), Piercing, Libre Expression, QueerDating, Caravane Librairie&Café «La Colporteuse», Criée, création collective avec Ariane Sirota, Espace D’écoute Sonore. Au programme : discussions, concerts, ateliers… 🔽🔽🔽

Plus d’infos sur la page de Râlachatte

  • 21 SEPTEMBRE :  🦉 / SOIRÉE POST APOCALYPTIQUE EN SOUTIEN AU SITE REBELLYON / LYON / 🎶 💫

Plus d’infos sur le site pour lequel la soirée est organisée !

  • 21-22 SEPTEMBRE : ⛏️ / WEEKEND FÉMINISTE ET ANTINUCLÉAIRE / SURPRISE PARTIE ET ÉVÉNEMENTS RADIEUX / BURE / 💚

Toutes les infos sur le site de l’événement

  • 28-29 SEPTEMBRE / FÊTE ET MANIFESTATION CONTRE LA MEGA POUBELLE NUCLÉAIRE / VENT DE BURE / NANCY / ⏱️

Partagez cet article 🏹 merci 💜

[Cévennes] 27 août 2019 : ⛔ Rassemblement contre l’arrêté municipal « anti-tract » à Saint Jean du Gard

EDIT : suite à de l’agitation au court d’un marché, l’arrêté a été annulé !!

Le village de Saint Jean du Gard est sous haute tension depuis qu’un récent arrêté municipal interdit de distribuer tracts et flyers sans autorisation préalable. Un nouveau rassemblement est appelé mardi 27 août pour s’opposer à cette mesure liberticide et pour dénoncer les tentatives d’intimidations policières ayant eu lieu lors des précédentes mobilisations.

La municipalité de Saint Jean du Gard persiste dans le mépris de la population du village et a encore fait envoyer les forces de l’ordre ce mardi 20 août au marché pour tenter de faire appliquer son arrêté anti-tract. Continue reading « [Cévennes] 27 août 2019 : ⛔ Rassemblement contre l’arrêté municipal « anti-tract » à Saint Jean du Gard »

[Grève dans les hôpitaux] 🏥 Leurs conditions de travail 🔄 nos conditions de soins 🤕

D’après la CGT Santé d’Indre-et-Loire, le service d’urgences du centre hospitalier d’Amboise pourrait être fermé certaines nuits, par manque de personnel. Un symptôme de la crise de l’hôpital public, dont la réorganisation fait peser le risque d’« une véritable catastrophe sanitaire ». ⏳ Communiqué.

La CGT a appris que les services d’urgence et le SAMU d’Amboise et Loches étaient menacés de fermeture alternative sur certaines nuits cet été de 20h30 à 8h30 [1]. Comment en est-on arrivé là ?

La diminution régulière, et voulue, du nombre de médecins formés est à l’origine de cette situation. Les chiffres du ministère parlent d’eux-mêmes : dans les années 70, 9 500 médecins sortaient diplômés chaque année ; dans les années 80/90 ce chiffre a été diminué de moitié (4 000) pour actuellement être remonté à 8 500 [2].

Il faut au moins 10 ans pour former un médecin. Dans le même temps la population augmente (+1 million tous les 3 ans) et vieillit (+2% chaque année de plus de 60 ans).

 

Localement, dans la Région Centre-Val de Loire, 81 postes de médecins urgentistes sont non pourvus sur les 311 existants. Ces chiffres sont connus de tous. Cette situation n’est pas la faute « à pas d’chance  ». Elle a été sciemment organisée par les différents ministres de la santé et permet la fermeture totale ou partielle des hôpitaux locaux.

Lorsque la ministre annonce la mise en place d’hôpitaux de proximité, elle tente d’endormir la population en jouant sur les mots. Un hôpital de proximité selon les textes officiels est un hôpital dans lequel il n’y a ni service d’urgences, ni maternité, ni chirurgie.

Il faut immédiatement augmenter le nombre de médecins formés. Il faut que le plan santé 2022 de Mme Buzyn, voté le 16 juillet 2019, soit retiré car il prévoit entre autres de nouvelles fermetures de lits ainsi que la transformation de 350 hôpitaux locaux en hôpitaux de proximité (donc sans services d’urgences).

Les personnels des urgences au CHU de Tours, à Chinon, à Loches et à Amboise, sont en grève comme la plupart des services d’urgences en France et comme de nombreux services en général dans les hôpitaux. La ministre doit nous entendre : il faut arrêter de fermer des lits, en ré-ouvrir, arrêter de fermer des postes, en créer !

Sans ces mesures immédiates c’est une véritable catastrophe sanitaire qui est en train d’être organisée. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas ! Dans l’immédiat, il faut de toute urgence tout faire pour que les urgences de Loches et Amboise restent ouvertes 24h/24h et 365 jours/an.

Car que se passera-t-il demain pour la personne qui se trouvera loin de tout service d’urgences ? Il en va de l’égalité de l’accès aux soins pour tous et toutes.

Lu sur La Rotative (réseau mutu de touraine)

Notes

[1Concernant le centre hospitalier de Loches, un médecin à été recruté en intérim, les urgences et le SAMU devraient donc fonctionner normalement pour le mois d’août.

[2Chiffres de la DRESS

[Hommage] 31 juillet 1977 à Malville : Vital Michalon est assassiné par la police

Le 31 juillet 1977, parmi 60.000 citoyens antinucléaires qui manifestent contre la construction du surgénérateur Superphénix à Creys-Malville (Isère), Vital Michalon est tué par l’explosion d’une grenade offensive tirée par les forces de police.

En 1977, pour accueillir cette manifestation d’ampleur, préparée depuis plusieurs mois, le préfet René Jannin a déployé des moyens importants : 5000 CRS, gendarmes et gardes mobiles, hélicoptères, véhicules amphibies, ponts mobiles, un régiment de gendarmes parachutistes et des membres des brigades anti-émeutes. 5500 hectares autour du périmètre de la centrale sont interdits à toute circulation. 

Vital Michalon, 31 ans, est abattu par un tir tendu de grenade lacrymogène. L’autopsie conclura à une mort causée par des « lésions pulmonaires du type de celles que l’on retrouve lors d’une explosion ». Plusieurs dizaines de manifestants sont blessés, dont deux mutilés, Michel Grandjean et Manfred Schultz : l’un perd un pied et l’autre une main. Le CRS Tousot perd aussi une main avec la grenade qu’il voulait lancer. Continue reading « [Hommage] 31 juillet 1977 à Malville : Vital Michalon est assassiné par la police »

[Manifestation] Justice pour Steve 😢 – Samedi 3 août à Nantes

Plus d’un mois après, le corps de Steve a été repêché dans la Loire.
Le même jour, Edouard Philippe annonce que « Selon l’IGPN, aucun lien ne peut être établi entre l’intervention des forces de l’ordre et la disparition » de Steve Maia Caniço.

A nouveau, l’impunité des meurtres policiers est dévoilé au grand jours.
Pour défendre le droit de danser et contre l’impunité policière, une manifestation est prévue ce samedi 3 août à 13h place du Commerce.

Communiqué de la Coordination Nationale des Sound systems : Nous apprenons aujourd'hui la découverte du corps de Steve…

Gepostet von Testitek Family am Dienstag, 30. Juli 2019

Continue reading « [Manifestation] Justice pour Steve 😢 – Samedi 3 août à Nantes »

[Paris] 19 mai 2019, Manif déambulation « Bellevil’montant en luttes » Quartiers solidaires dans la galère !

Manifestation festive dimanche 19 mai à 16h Départ de Gambetta vers Amandiers, Ménilmontant, Couronnes, Belleville, parc de Belleville, Jourdain, Place des Fêtes.

On va déambuler pour découvrir les lieux de lutte de notre quartier. Solidarité, antiracisme, lutte contre la gentrification, violences interquartiers, droit au logement, dignité des immigrés, violences policières, défense des services publics, et plus !

L’idée est de fédérer les luttes locales pour des quartiers justes et solidaires.

Plus d’une dizaine des collectifs sont coorganisateurs et une autre douzaine qui très probablement nous rejoindra aussi (voir carte ) et tou·te·s les habitant·e·s sont invité.e.s à nous rejoindre.

Départ de la manifestation / déambulation à 16h de Gambetta pour une arrivée prévue vers 19h30/20h à Place des Fêtes. (Banquet festif, apportez vos contributions).

On s’arrêtera en divers lieux du parcours pour qu’à tour de rôle chaque mobilisation se présente et indique quels seraient les solidarités et moyens d’action collectifs avec les autres mobilisations du quartier. Ensemble on y arrivera !

Appel des collectifs :
Gilets jaunes de Belleville
La Cabane Gilet jaune Place des Fêtes Paris 19
Droit à la Belle Ville
Collectif Place des Fêtes
La Maison de l’air aux habitant·e·s
Collectif Carton Rouge, Non au Carrefour au Rectorat
Collectif Paris 20e Solidaire avec tous les migrants
CSP 20 (« Collectif des Sans-papiers du 20e »)
United Migrants
Les mères combattantes
La cantine des Pyrénées
Assemblée Populaire Belleville Menilmontant Debout
Convergence Belleville
CRI en villes
Assemblée Gilets jaunes 20e sud

Lu sur Paris-luttes.infos

[Rassemblement à Arles] Combattons l’exploitation de la main d’œuvre dans l’agriculture !

Appel à rassemblement en soutien aux travailleuses et travailleurs agricoles marocain.es et espagnol.es en procès contre Laboral Terra et 8 entreprises agricoles françaises, Jeudi 16 Mai 2019, à 13h30, au conseil des prud’hommes d’Arles.

En 2017, cinq travailleuses et travailleurs agricoles marocain.es et espagnol.es ont porté plainte contre Laboral Terra, entreprise de travail temporaire (ETT) spécialisée dans le travail agricole et contre huit donneurs d’ordre français qui les ont embauché.es via cette ETT. Ces derniers, implantés, dans le Vaucluse, les Bouches du Rhône et le Gard, embauchent régulièrement des travailleuses et travailleurs étrangers détaché.es dans la production, l’emballage et la distribution de produits agricoles.

Basé sur le droit européen, le détachement permet la mobilité des travailleurs au sein de l’UE et constitue, depuis une quinzaine d’années, le cadre d’emploi des travailleurs étrangers en Europe. Dans l’agriculture, il remplace les contrats OMI en instaurant des contrats de travail toujours plus flexibles et précaires : pouvant être rompus du jour au lendemain, ils permettent aux employeurs de payer moins de cotisations sociales et de passer des « commandes » collectives d’ouvriers sans avoir à faire de contrats individuels.

Après deux ans de procédure, Jeudi 16 mai prochain, se tiendra la dernière audience du procès de ces travailleuses et travailleurs. Employé.es depuis 2012 par cette agence d’intérim, basée à Castellon (Espagne) dans le cadre du travail détaché, elles et ils les attaquent au conseil des prud’hommes d’Arles pour travail dissimulé, non paiement des heures supplémentaires et des jours fériés, non respect des contrats de travail, non déclaration des accidents de travail et des congés maternité, manquement aux règles de sécurité au travail (non fourniture des équipements nécessaires).

Les faits ne sont malheureusement pas exceptionnels. Des centaines de femmes et d’hommes sont concernées par des situations similaires. Il s’agit seulement d’une des facettes d’un large système d’exploitation de travailleuses et travailleurs de la terre, dénoncé régulièrement par des associations, des syndicats et des médias à travers l’Europe.

La plainte, elle, est une des rares à aboutir dans la région.

Soyons nombreuses et nombreux à venir en solidarité. Combattons l’exploitation de la main d’œuvre dans l’agriculture, en France, en Europe aujourd’hui et demain !

Pour une égalité de droits entre tous les travailleurs et travailleuses !

Collectif de soutien aux travailleuses et travailleurs détaché.es

Lu sur Marseilles Infos Autonomes

[Mons, Belgique] Le 18 mai 2019 Manifestation pour Mawda, une enfant tuée : on n’oublie pas, on ne pardonne pas !

Appel à manifester le 18 mai 2019, entre 14h et 19h, à Mons (Place Léopold). La manifestation « Mawda : une enfant tuée, la vérité escamotée » est à l’initiative du Groupe Montois de soutien aux Sans-papiers et du Comité Mawda – Vérité et Justice.

Attention : un départ est organisé par le Comité Mawda depuis Bruxelles : gare du midi. Rdv à 12H15 (départ du train pour Mons à 12H45, arrivée 13H44), place Victor Horta, face à l’entrée de la gare.

Il y a bientôt un an, le 17 mai 2018, Mawda, une jeune enfant kurde de moins de deux ans est tuée sur le parking d’autoroute de Nimy-Maisière, au terme d’une poursuite menée par la police. D’emblée la police, le parquet, le gouvernement diffusent des informations mensongères. A ce jour le policier responsable des faits n’a toujours pas été inculpé. Malgré les différentes interpellations du Comité Mawda, aucun parti politique n’est en mesure à ce jour de relayer les demandes de mise en place d’une commission parlementaire afin que les responsabilités politiques qui ont conduit à la mort de la petite Mawda fassent l’objet d’une interrogation en profondeur. Faute de volonté politique le rapport du comité P ne concerne que les problèmes de communication qui précèdent le meurtre. L’affaire elle-même est saucissonnée entre plusieurs instances judiciaires, empêchant ainsi que la chaîne de commandements et donc de responsabilités soit interrogée.

L’affaire Mawda constitue clairement un point de rupture par rapport aux politiques de guerre aux migrants. Sans la pression d’une mobilisation citoyenne importante, sur le lieu même de l’instruction et du meurtre, à Mons, un an après, il y a de grandes chances, comme c’est souvent le cas dans ce genre de crime policier, que l’instruction se dirige vers un non lieu. Même si l’acte criminel du policier ne peut rester impuni, il s’agit surtout d’instruire ce qui est devenu un crime d’Etat. A travers la manifestation de la justice et de la vérité pour la petite Mawda, il s’agit de mettre fin à cette politique criminelle qui a armé le bras du policier. Soyons nombreuses et nombreux, ce samedi 18 mai à Mons pour exiger que justice soit rendu à la petite Mawda.

Apportez avec vous des vêtements pour petits enfants (de préférence de seconde main).

Plus d’information sur la page fb de l’évènement et du collectif Vérité et justice pour Mawda

[Lyon, 30 avril 2019] Appel à un rassemblement contre le Center Parc de Roybon

Pour la 4e fois en 5 ans, la justice doit statuer sur le projet de Center Parcs de Roybon¹ en Isère. Après de nombreuses décisions de justice défavorables au Préfet comme à la multinationale du tourisme « Pierre et Vacances » (P&V), le Conseil d’État a invalidé en novembre 2018 (sur la forme) la décision de la Cour d’Appel Administrative de Lyon qui avait confirmé l’illégalité de l’arrêté préfectoral permettant la destruction des zones humides de Roybon.
Le cas est donc rejugé en appel, venez manifester votre opposition au projet de Center Parcs devant le tribunal de 13 h 30 à 15 h mardi 30 avril 2019, devant la Cour d’Appel Administrative, Palais des juridictions administratives, 184 rue Duguesclin, 69003 Lyon.

Le cas de Roybon est loin d’être isolé : deux autres projets sont prévus dans les environs : au Rousset (Saône-et-Loire) et à Poligny (Jura).

Mais depuis quelques années un fait remarquable s’est invité dans le monde merveilleux du tourisme de masse : le dérèglement climatique. Dans toutes les zones proches des Center Parcs, des arrêtés sécheresse sont pris plusieurs fois par an (de juin à fin septembre dans le Jura).
Les opposants avaient dès le début mis en évidence l’accroissement du déficit hydrique consécutif à la réalisation de ces projets.
Mais, cela n’empêche pas le préfet du Jura d’estimer que « les associations de défense, qui sont plus des associations d’attaque, [et qui] sont un fléau qui se répand », incluant ainsi tous les opposants aux projets de P&V.
Ceci alors que dans le Jura, les sapins sèchent sur pied et que le fourrage doit être importé d’autres régions.

Cette situation est suffisamment inquiétante pour que le vice-président de la région Bourgogne/Franche-Comté chargé du tourisme, Patrick Ayache, remette en question ces projets ruineux pour la collectivité et l’environnement. Quelques exemples : « Comment sera traitée l’eau dans ces deux équipements ?… Il faut que ces projets aient une rentabilité sociale […] pour que nous le soutenions… nous n’irons pas contre la volonté des riverains. » Le « fléau » ce n’est donc pas la multitude et la variété des opposants aux CP mais bien les décideurs, entrepreneurs, administrations et politiciens, motivés par le profit, l’emploi et la croissance à tout prix mais aucunement préoccupés par la préservation des biens communs. Dans cette période de criminalisation des oppositions, les risques d’évacuations de la ZAD de Roybon sont très forts. Il faut donc rester vigilants, mobilisés et actifs face à cette menace.

Et le soir, on continue!

Nous prolongerons ce rassemblement par un débat animé par l’Office « d’Anti-Tourisme » qui nous présentera les risques liés au tourisme et nombreuses nuisances des Center Parcs.
à la Luttine, 91 rue Montesquieu, 69007 Lyon à 19 heures.

Lu sur Le numéro Zéro (site mutualiste Stéphanois)

__________________

¹. Rappel : À Roybon, P&V a prévu de détruire 200 ha de forêts dont 100 de zones humides pour construire 1024 cabanons à touristes, des restaurants, des boutiques et une bulle tropicale chauffée à 29° toute l’année. Les infrastructures comprendraient végétation tropicale et bains à remous afin de vendre l’illusion du farniente tropical en plein nord de l’Isère.

Ce projet, comme tous les autres, est basé sur le siphonnage des financements publics, en faisant payer par l’impôt et la subvention publique, les aménagements nécessaires (voierie, évacuation des eaux usées). Les conséquences sont destructrices pour les zones humides, la forêt, les animaux et plantes tout comme pour l’approvisionnement en eau des drômois et isérois.

😷Il n’y a pas que pour casser qu’on peut avoir besoin de dissimuler son visage en manif😷

Alors que la loi « anti-casseurs » est sur le point d’être définitivement adoptée par le parlement, quelques réflexions sur la mesure consistant à interdire aux manifestant-e-s la dissimulation de leur visage.

Si de nombreuses organisations s’alarment des mesures – il est vrai particulièrement scandaleuses – de la loi dite « anti-casseurs » visant à interdire de manifestation certaines personnes, l’interdiction de se dissimuler le visage semble beaucoup moins faire l’unanimité contre elle. Pourtant, il s’agit là aussi d’une grave atteinte aux libertés fondamentales, qui aura des conséquences directes sur les différentes luttes et contestations en cours et à venir.

Mais revenons tout d’abord sur l’article en question :

Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d’une manifestation sur la voie publique, au cours ou à l’issue de laquelle des troubles à l’ordre public sont commis ou risquent d’être commis, de dissimuler volontairement tout ou partie de son visage sans motif légitime. » [1]

La formulation « risquent d’être commis » laisse donc une très grande liberté d’interprétation (notion déjà très floue, à partir de quel moment peut-on établir qu’il y a réellement un risque ou non de troubles à l’ordre public ?) et devrait pouvoir s’appliquer à peu près à n’importe quelle manif… L’expression « sans motif légitime » est également très importante, cela laisse entendre que venir avec le visage dissimulé en manif fait de vous à priori un.e individu auteur d’un délit. Si la police vous arrête alors que vous êtes masqué.e, ce sera à vous de prouver devant un tribunal que vous aviez un motif « légitime » pour vous masquer, même si vous n’aviez pas l’intention de participer à des troubles. En résumé, ce sera à vous de prouver que vous n’aviez pas l’intention de commettre un délit à priori considéré comme déjà commis ! Minority report ? Non, juste le droit français, très prochainement…

Cette mesure repose donc en réalité sur l’idée – largement répandue et répétée en boucle dans les médias – que venir en manif avec le visage dissimulé implique nécessairement, ou en tout cas dans la majorité des cas, de le faire en vue de commettre des « troubles à l’ordre public ». On avait déjà vu depuis quelques années les condamnations de manifestant-e-s se multiplier pour « groupement en vue de commettre des violences » simplement parce que ces dernier-e-s portaient sur elleux du matériel de protection contre les gaz lacrymogènes (sérum physiologique, lunettes de piscines…), assimilés par les tribunaux à « l’attirail du casseur » ; désormais un simple foulard sur le nez risque de faire de vous un.e dangereux-se black bloc ultra-violent d’ultra-gauche, bref le pire cauchemar des vitrines et de leurs familles…
S’il est évident que certaines personnes se masquent afin de pouvoir attaquer les symboles de l’état et du capitalisme tout en limitant le risque pour elles d’être identifiées et interpellées, il existe aussi pourtant une multitude d’autres raisons pour lesquelles on peut avoir envie ou besoin de se masquer en manif.

Du carnaval aux zapatistes : une forme d’expression

Il existe de nombreux exemples historiques où le fait de se masquer est attribué à une forme d’expression contestataire. On pense notamment à la tradition carnavalesque, où le temps de quelques jours avec l’aide de déguisements les rôles sociaux se retrouvent bouleversés voire inversés : les hommes se déguisent en femmes, les pauvres en riches et vice-versa. Si le carnaval par sa durée limitée ne propose pas en soi de véritables perspectives révolutionnaires, cette tradition a inspiré et inspire toujours de nombreuses luttes sociales. On se souviendra ainsi pendant longtemps de certaines manifestations à caractère carnavalesque contre la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes [2] tandis que de plus en plus de carnavals indépendants comme à Marseille, Montpellier ou encore Forcalquier tentent d’articuler festivités et intervention politique.

Des salamandres dans les rues de Nantes

Au-delà du carnaval, le masque est un symbole de rébellion important inscrit dans la culture populaire : Zorro, V pour Vendetta, Fantômas… S’attaquer à la dissimulation du visage, c’est vouloir interdire toute contestation de l’ordre établi, c’est un symptôme du durcissement autoritaire du pouvoir qui s’illustre également de façon spectaculaire avec la multiplication des violences policières et la répression des mouvements sociaux.
Que dire aussi de toutes ces personnes qui viennent en manif avec un masque à l’effigie de personnalités politiques pour se moquer ? Des fanfares et battucada déguisées ? Des pink-blocs et witch-blocs dans lesquels beaucoup de personnes se dissimulent au moins une partie du visage ? Bref toute ces initiatives qui rendent nos luttes joyeuses et festives !

Enfin, la dissimulation du visage peut aussi paradoxalement être un moyen pour les opprimé.e.s de se rendre visible. Si les Gilets Jaunes ont opté pour ce vêtement qui passe difficilement inaperçu, d’autres 25 ans auparavant ont fait le choix de se cacher derrière des passes-montagnes afin de faire connaître au monde leur rébellion : les zapatistes du Chiapas. Depuis le 1er janvier 1994, dans ces territoires très pauvres situés au Sud-Est du Mexique, les insurgé.e.s choisissent de porter une cagoule lors de leurs apparitions publiques. Outre la nécessité de préserver leur anonymat face à la répression de l’état mexicain, ne pas montrer leur visage de manière collective est une façon de renverser symboliquement leur position d’ « invisibles » aux yeux du pays et du reste du monde.
Ces hommes et ces femmes construisent ainsi patiemment depuis 25 ans ce qui demeure une des expériences les plus poussées d’autonomie avec un système d’auto-gouvernement basé sur des assemblées locales.
Sera-t-il désormais impossible dans les rassemblements de soutien organisés ici en France, ou dans n’importe quelle autre lutte, de porter un passe-montagne en hommage aux rebelles zapatistes ?

Rebelles zapatistes à cheval

Interdire les masques ou même la dissimulation du visage par une cagoule relève donc d’une restriction importante de la liberté d’expression en manif, dans la mesure où cette dissimulation peut constituer une forme d’expression particulière, que ce soit dans la lignée d’illustres traditions contestataires ou en référence à des combats plus récents. Mais peut-être plus grave encore, cette interdiction risque aussi tout simplement d’empêcher certaines personnes de participer à des manifestations.

Préserver son anonymat en manif peut être une nécessité

A l’heure des chaînes d’infos en continu, des smartphones et des live vidéo sur facebook, on peut aisément admettre que quelqu’un qui participe à une manifestation est susceptible d’y être vu par à peu près n’importe qui autour de la planète. Alors imaginons une personne originaire d’un pays régi par une dictature, qui vit en France mais qui a encore de la famille dans ce pays. Imaginons qu’une révolte éclate dans ce pays, que des rassemblements de soutien s’organisent en France : en y allant masquée cette personne peut afficher son soutien à la révolte tout en préservant sa famille d’éventuelles représailles ou risquer de se faire arrêter si elle souhaite un jour retourner leur rendre visite.
Sans aller jusqu’à une situation aussi grave, de nombreuses personnes n’ont aucune envie que leur employeur ou des membres de leur famille ne soient au courant qu’elles participent à telle ou telle mobilisation. Si dissimuler son visage en manif devient interdit, toutes ces personnes risquent tout simplement de ne plus participer à des manifestations… Souvenons-nous des manifs de travailleur-ses du sexe avec des dizaines de femmes masquées !
Plus qu’une atteinte particulière à la liberté d’expression en manif, cette interdiction est donc aussi tout simplement une atteinte directe au droit de manifester.

Manifestation de travailleuses du sexe à Belleville

S’organiser pour limiter l’application de cette loi

Sauf un improbable renversement de la situation, cette loi risque très fortement d’être adoptée puis rapidement appliquée. Pour toutes les luttes actuelles et à venir, il convient donc de nous organiser afin de préserver au mieux notre liberté de nous exprimer et de manifester. Sans tomber dans le citoyennisme béat, les quelques libertés conquises dans le cadre des « démocraties » bourgeoises sont précieuses pour faire grandir nos luttes, diffuser nos idéaux de liberté et de justice sociale, construire ensemble un autre monde (un anti-monde ?) guidé par les principes d’autonomie et de pouvoir à la base. Cela a déjà été dit, le fond de l’air est brun et le fascisme n’est jamais loin. Extrême-droite au pouvoir ou pas, le virage autoritaire semble quasi-général à l’échelle mondiale. Cette loi n’en est qu’une des manifestations locales à l’échelle de notre pays, il convient donc de la combattre de toutes nos forces, y compris lorsqu’elle sera votée et appliquée.
En ce qui concerne la mesure particulière interdisant la dissimulation du visage, on peut déjà imaginer quelques stratagèmes pour rendre son application difficile : appeler tout le monde à venir masqué en manif (et le faire !), multiplier les manifs-carnavals et les rassemblements sous forme de bals masqués, que la dissimulation du visage devienne la norme du moindre événement public, que chaque lutte s’invente une thématique de déguisement où il est indispensable de se masquer !
Mais avant d’en arriver là, une prise de conscience massive — y compris de la part des principales organisations syndicales — de la gravité de cette mesure est absolument nécessaire : uni.e.s et solidaires face aux lois liberticides, nous sommes tou-te-s des casseurs-ses masqué.e.s !

C.B.

Notes

[2Il y a bien sûr eut le 22 février 2014, mais aussi d’autres comme à Rennes le 6 février 2016 !

lu sur parisluttesinfos