L’état d’urgence annoncé par Hollande ça fait mal aux libertés…
L’état d’urgence a été décrété par Hollande suite aux attentats de Paris. De plus, les contrôles aux frontières seront rétablis jusqu’à nouvel ordre. Mais ça veut dire quoi au juste état d’urgence ? Il faut se questionner maintenant afin que les événements atroces ne laissent place à la peur et au pouvoirs aveugles et démesurés de l’État.
« J’ai également demandé des renforts militaires. J’ai également convoqué le Conseil des ministres. Deux décisions seront prises : l’état d’urgence sera décrété, ce qui veut dire que plusieurs lieux seront fermés, la circulation sera interdite dans certains endroits. L’état d’urgence sera décidé sur l’ensemble du territoire.
C’est quoi l’état d’urgence ? C’est un texte régi par une loi voté le 3 avril 1955.
Depuis la Seconde Guerre mondiale il a été utilisé à plusieurs reprises :
- Durant la guerre d’Algérie, mais uniquement sur le territoir colonisé (l’Algérie française), de 1955 à 1961 avec des durées indéterminées pour des durées allant jusqu’à 12 mois).
- Dans les territoire occupés en Kanaky (Nouvelle-Calédonie) pendant près de 6 mois.
- En 2005 pendant la vague d’émeutes qui toucha les cités françaises. C’était pour l’instant l’unique fois qu’il avait été utilisé en France métropolitaine.
C’est donc la première fois que l’état d’urgence est décrété sur l’ensemble du territoire français. En 2005 seuls certains départements étaient concernés par l’état d’urgence.
Quelles en seront les principales conséquences sur les libertés publiques ? Elles seront très importantes :
Une circulation amoindrie :
La déclaration de l’état d’urgence donne pouvoir au préfet dont le département se trouve en tout ou partie compris dans une circonscription prévue à l’article 2 :
1° D’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixées par arrêté ;
2° D’instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé ;
3° D’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics.
En gros, le préfet peut décider de boucler complétement un quartier. Il peut aussi faire des cas individuels. Ainsi il fait en sorte qu’une liste de personnes soient interdites d’une partie du territoire. Le tout en procédure hyper rapide. Tout pouvoir au préfet.
Des mises en liberté surveillées facilitées :
Le ministre de l’intérieur dans tous les cas et, en Algérie, le gouverneur général peuvent prononcer l’assignation à résidence dans une circonscription territoriale ou une localité déterminée de toute personne résidant dans la zone fixée par le décret visé à l’article 2 dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public des circonscriptions territoriales visées audit article.
L’assignation à résidence doit permettre à ceux qui en sont l’objet de résider dans une agglomération ou à proximité immédiate d’une agglomération.
En aucun cas, l’assignation à résidence ne pourra avoir pour effet la création de camps où seraient détenues les personnes visées à l’alinéa précédent.
L’autorité administrative devra prendre toutes dispositions pour assurer la subsistance des personnes astreintes à résidence ainsi que celle de leur famille
En gros chaque personne fichée à l’antiterrorisme pourra se faire coincer chez lui à partir de demain. Par chance (on est vraiment bien en France), il est précisé que nous ne pourrons pas être parqué dans des camps.
On notera le côté vague d’une telle appellation. Toute personne jugée par l’État (juge, préfet…) comme « dangereux » va pouvoir se retrouver sous séquestre.
Libertés publiques et politiques restreintes :
Le ministre de l’intérieur, pour l’ensemble du territoire où est institué l’état d’urgence, le gouvernement général pour l’Algérie et le préfet, dans le département, peuvent ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature dans les zones déterminées par le décret prévu à l’article 2.
Peuvent être également interdites, à titre général ou particulier, les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre.
Donc. En gros, vous aurez l’interdiction de vous plaindre de cette situation. Toute personne qui contestera l’état existant sera suceptible d’être réprimée. Il est donc possible que les futures manifs de la COP soit interdites.
Censure et perquisitions à domiciles facilitées
Le décret déclarant ou la loi prorogeant l’état d’urgence peuvent, par une disposition expresse :
1° Conférer aux autorités administratives visées à l’article 8 le pouvoir d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit ;
2° Habiliter les mêmes autorités à prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales.
Les dispositions du paragraphe 1° du présent article ne sont applicables que dans les zones fixées par le décret prévu à l’article 2 ci-dessus.
Tout est dit. La presse peut être interdite. Les gens peuvent se faire perquisitionner selon le bon vouloir des autorités policières…
Vous n’aurez pas le droit de ne pas être d’accord
Les infractions aux dispositions des articles 5, 6, 8, 9 et 11 (2°) seront punies d’un emprisonnement de huit jours à deux mois et d’une amende de 11 euros à 3 750 euros ou de l’une de ces deux peines seulement. L’exécution d’office, par l’autorité administrative, des mesures prescrites peut être assurée nonobstant l’existence de ces dispositions pénales.
Les peines de prisons peuvent pleuvoir. Enfin peine… on est pas sûr qu’il y ait réellement un jugement… Visiblement il s’agit de peines sortant de tout contexte pénale.
Donc en gros on est face au pire du pire de toutes les formes d’État. Les flics ont des droits quasi illimités, ils seront sur les nerfs. Faites gaffe à vous.
lu sur PARIS LUTTES INFO
COP21 : Attention braves citoyens, les Black Blocs sont tout près de chez vous…
Dans la catégorie « l’ennemi intérieur vous guette, tapi dans l’ombre, à la sortie d’une boulangerie pour vous voler vos pains aux raisins » le site d’RMC vient de sortir une belle ânerie, voyant des Black Blocs partout.
3 semaines trop tard !
Bernard Cazeneuve râle. Il a bien décidé de bloquer les frontières, mais apparemment c’est trop tard ! Trop tard pour quoi ? Pour les Black Blocs Messieurs-dames. Hééééé oui car ils sont déjà là. Le péril de la nation est prêt à venir tout saccager chez vous.
Mais qui sont ces monstres ?
Les Black Blocs sont des groupes de manifestants extrêmement violents, qui ont déjà saccagé de nombreuses villes à l’occasion de manifestations se déroulant pendant des réunions internationales. D’extrême-gauche, très mobiles, ils sont très organisés. Equipés de matériels contre les gaz, mais aussi pour casser, ils se forment rapidement pendant une manifestation et agissent rapidement avant de se fondre de nouveau dans la masse après avoir causé de nombreuses dégradations et avoir harcelé les forces de l’ordre. Leur violence, associée à leur tenue, normalement noire, leur vaut leur nom.
Nous explique le Parisien.
On notera que le Black Bloc est donc « d’extrême gauche très mobile » et « normalement noir ». On sent la puissance journalistique.

- « Black Bloc » donnant à manger à la police, 1er mai 2012 à Montreal
Et donc, les Black Blocs sont tellement mobiles, qu’ils viennent de toute la terre pour casser des vitrines. Selon RMC :
Mais, comme a pu nous l’indiquer un policier hier soir, l’annonce de Bernard Cazeneuve « intervient trois semaines trop tard ». Ainsi, selon nos informations, plusieurs groupes d’extrême-gauche sont déjà arrivés d’Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de Belgique, et même d’Australie et des Philippines pour l’événement.
Donc, l’arrivée massive de Black Blocs philippins en Île-de-France est passée inaperçue ? Etrange pour des gens si dangereux…
Mais quel est le danger ? La réponse est évidente :
En attendant, les services de renseignement ont donc ces activistes d’extrême-gauche à l’œil. Il faut dire que ces fameux Black Blocs ont fait des dégâts énormes par le passé : dans les rues de Milan l’été dernier lors de l’Exposition universelle ou encore en marge du sommet de l’Otan, à Strasbourg, en 2009, où les images d’un hôtel en feu avaient fait le tour du monde. Leur mode d’action est très difficile à anticiper pour les forces de l’ordre. Ils s’activent en un instant et déclenchent une véritable guérilla urbaine avant de se refondre aussitôt dans le décor.
On notera quand même que la journaliste Claire Andrieux ne s’est pas foulée puisqu’elle n’a même pas été capable de voir que les affrontements qui ont jalonné les cortèges No expo à Milan étaient début mai et non durant l’été dernier…
Mise à part cette précision qui en dit long sur le niveau de recherche de ces prétendus spécialistes, qui ne sont en fait que des larbins prompts à vendre du papier. Attiser une menace d’un ennemi intérieur, qui plus est quand cette menace est quasi inexistante, c’est faire le travail de la division et faire pleurer les bourgeois effrayés de voir des vilains subversifs le couteau entre les dents.
Le comité informel présente : de Ferguson à Wissam El Yamni …
BORROKA MUZIK VOL. 2 : LUTTE ARMEE/SIZIF
L’AutreMent 1.4 / L’actu vue d’en bas
liste de disponibilité papier à prix libre sur QUARTIERS LIBRES
Clique X Mykki Blanco
POUR EN FINIR AVEC TOUTES LES PRISONS
Quand l’extrême droite sioniste joue avec l’antisémitisme pour nous faire taire
Revue de textes sur la marche de la dignité
La Marche de la dignité et contre le racisme à été une vraie réussite avec près de 10000 personnes venues de toute la France qui se sont retrouvées à Paris et qui a permis la rencontre entre militants des luttes intersectionnelles. Un important cortège lyonnais était d’ailleurs présent !
Voici un retour non exhaustif de textes ayant été écrits par les différents collectifs et individus ayant participé à cette marche.
Concert de soutien à Marseille Infos Autonomes !
TURN OFF PLEASE ! « Distro silencieuse non-profit »
TURN OFF PLEASE !
« Distro silencieuse non-profit »
books, fanzines, poems, illustrations, writings, brochures…!
(…)
« Le temps viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui. » (august spies)
Si vous souhaitez que les bacs de TURN OFF PLEASE! se déplacent pour un concert, un événement, une manifestation… ou autres ??!!
Si vous souhaitez que vos ouvrages intègrent les bacs…
Contact: lemaitrelaroche@riseup.net
TURN OFF PLEASE! sera présent sur l’ensemble des concerts deLIKE PIGS ON EMBERS .
peace.
DE LA RÉVOLTE DES BANLIEUES A LA RÉVOLUTION PROLETARIENNE
A propos des photos dans les manifestations
1. Pourquoi cette campagne ?
Suite à l’explosion de l’usage des appareils photo (smartphones, tablettes, drônes,…) par les manifestants, certaines personnes n’ont pas tout à fait conscience du danger qu’elles courent et font courir à d’autres en capturant des images et en les diffusant sur le net.
Un gréviste lançant un pavé (ou se tenant à côté d’un de ses camarades qui en ferait autant), une travailleuse qui aurait menti à son patron pour aller à une manifestation, des sans-papiers qui ne savent pas que l’Office des Etrangers tiendront leur activité politique en motif contre leur régularisation, un jeune manifestant qui s’est discrètement éclipsé face à des parents ou à des profs réactionnaires, militante antifasciste menacée par l’extrême-droite dans son quartier. Tous ces exemples, toutes ces « exceptions », nous les connaissons. Les manifestants prennent le danger de manifester face aux répressions policière, fasciste, patronale. Ils prennent le danger d’être fiché par la police et d’être filmé par des chaînes de télévision bourgeoises. Mais lorsqu’ils se retournent vers la manifestation, vers leurs camarades, ce sont certains manifestants qui le menacent, parfois sans même s’en rendre compte.
Certaines personnes argumentent que nous devons tous manifester à visages découverts dans les manifestations et que si les manifestants ne veulent pas être exposés aux yeux de tous, ils devraient se masquer, ayant ainsi le choix entre prendre un risque supplémentaire ou être interdit de manifestation. Dans d’autres cas, ce sont des gestes de rupture qui ne peuvent plus avoir lieu tant les téléphones et les perches à selfie sont omniprésentes.
Un coup de pied pour la banque, 50 photos pour la police…
S’il est clair que les images des luttes doivent circuler et servir à partager les informations ainsi qu’à la propagande, le problème ne doit pas être retourné : la photographie doit rester un outil du mouvement social, et pas l’inverse. Trop souvent à présent, les manifestants sont devenus les modèles involontaires et forcés de photographes irresponsables.


Un assemblage d’images prises à des moments différents par des personnes différentes, lors des émeutes de Baltimore, ont permis à la police de lancer un avis de recherche.
Face à cette problématique et suite à des situations où des militantes et des militants ont dû payer le prix de ces photos à la place des photographes, le Secours Rouge lance une campagne et une plateforme pour que les photos en manifestations -et ailleurs dans la scène- soient prises de façon responsable et réfléchie.
2. La plateforme No Photo
La Plateforme No Photo est une série de comportements que des organisations s’engagent à respecter et à diffuser parmi leurs membres. Essentiellement, cette plateforme fait la promotion d’un usage responsable et intelligent. Il serait idiot d’interdire en bloc tout usage de la photographie en manifestation. Cette plateforme demande en somme à chaque photographe de réfléchir à chaque étape de sa photographie aux personnes qu’il met en danger.
Avant de prendre quelqu’un en photo : cette personne est elle d’accord d’être prise en photo ?
En transportant des photos qui n’ont pas été traitées : suis-je en mesure de détruire des photos qui pourraient servir de preuves contre des militants au cas où je suis arrêté ?
En mettant la photo en ligne : cette photo est elle débarrassée des données qui identifient le photographe (EXIF) ? Permet elle de reconnaître des militants ? Met elle des progressistes en danger ?
La plateforme sera bientôt proposée aux signatures des organisations.
3. Matériel
Deux matériels ont été imprimés :
Un dépliant qui informe sur les risques et les méthodes de la photographie en manifestation. Télécharger
Un autocollant avec un logo explicite que les personnes qui ne veulent pas être prises en photo peuvent porter.
4. Tutoriels
4.1 Effacer les métadonnées avec JStrip
JStrip permet d’effacer les métadonnées de nombreux formats de fichiers différents.
Tutoriel à venir.
Télécharger Jstrip
4.2 Flouter les visages avec Photoshop
Veuillez régler la qualité de la vidéo (minimum 720p) pour que la vidéo ne soit pas floue.
4.3 Flouter les visages avec Gimp
Tutoriel à venir.
Télécharger Gimp.
4.4 Prendre des photos avec Obsuracam
Tutoriel à venir.
Lien Google Play Store
5. Liens et notes
Mediactivista
lu sur SECOURS ROUGE
Une analyse anarchiste de la Théorie du Privilège
Une analyse anarchiste et de lutte des classes de la Théorie du Privilège
Par l’assemblée de femmes de la Fédération Anarchiste
Traduction: groupe Regard Noir
texte original: http://www.afed.org.uk/blog/state/327-a-class-struggle-anarchist-analysis-of-privilege-theory–from-the-womens-caucus-.html
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But et définitions
Le but de ce texte est de présenter une analyse anarchiste et de lutte des classes de la Théorie du Privilège. Nous sommes nombreux à penser que le terme “privilège” est utile pour parler de l’oppression liée à la classe économique. Mais il peut aussi nous aider à comprendre comment diverses oppressions affectent nos relations sociales et le croisement de nos luttes au sein du prolétariat. Cette analyse est le fruit du travail de l’assemblée des femmes de la Fédération Anarchiste (du Royaume uni).
Ce texte ne représente pas tous nos points de vue et fait partie d’une discussion en cours au sein de la FA.
Qu’entendons-nous – et que rejetons-nous– avec cette notion de « privilège » ? Le privilège implique que quelque soit l’endroit où il existe un système d’oppression (tel que le capitalisme, le patriarcat, la suprématie blanche, l’hétéronormativité) il y a un groupe opprimé, mais aussi un groupe privilégié qui bénéficie de l’oppression que le système met en place 1. Le groupe privilégié n’a pas besoin de soutenir activement le système d’oppression, ni même d’en être conscient pour en bénéficier. Les privilégiés tirent profit du fait d’être perçus comme la norme et subvenir à leurs besoins est considéré comme naturel, alors que le groupe opprimé est considéré comme « les autres », et leurs besoins seulement à « prendre en compte ». Parfois le groupe privilégié bénéficie du système de manière évidente, matérielle, comme quand on attend des femmes qu’elles fassent la plupart ou toutes les tâches ménagères, et que leurs partenaires masculins tirent un avantage de ce travail non rémunéré. En d’autres occasions, les bénéfices sont plus subtils et invisibles, et impliquent qu’on se focalise moins sur le groupe privilégié; par exemple, les jeunes noirs ou asiatiques ont 28% plus de chance d’être arrêtés et fouillés par la police que les jeunes blancs2. Il ne s’agit pas ici de dire que les jeunes blancs ne sont jamais inquiétés par le harcèlement policier ou qu’être un prolétaire ou un européen blanc immigré ne suffit pas pour être davantage harcelé par la police. Cependant, le fait est qu’un nombre disproportionné de noirs et d’Asiatiques sont ciblés par rapport aux blancs, ce qui signifie concrètement que si on a de la drogue sur soi et qu’on est blanc, on a beaucoup plus de chances de s’en tirer que si on était noir. Au Royaume-Uni les blancs sont aussi ceux qui risquent le moins d’être arrêtés, envoyés en prison, ou d’être victimes de crimes.3 Les Noirs font face à un taux de chômage encore plus important au Royaume-Uni qu’aux Etats-Unis.4 Nous ne citons pas ces chiffres pour défendre l’idée que les personnes de toutes origines et de toutes ethnies devraient subir les mêmes injustices – mais parce que nous voulons créer une société au sein de laquelle personne n’aie à en souffrir. Mais pour arriver à cela il faut déjà comprendre comment les systèmes d’oppression fonctionnent, ce qui passe par reconnaître que, si les noirs et les minorités ethniques ont plus de chance de pâtir de ces désavantages alors logiquement les blancs ont moins de risque d’y être confrontés. Cela signifie qu’ils ont un avantage, un privilège, qui comprend également celui de ne pas avoir besoin d’être conscients de l’étendue du problème.
la suite sur REGARD NOIR











