[PARTAGE DE SAVOIRS] 🍎 Annuaire des bibliothèques, infokiosques et archives des luttes sociales 📚: littérature féministe, antiraciste, anticapitaliste pour tou.s.te.s 🐍⚡

Cette semaine, on a décidé de parler des bibliothèques autogérées dans lesquelles tu peux te rendre pour consulter ou emprunter des livres/brochures ou des supports multimédias que tu ne trouveras pas dans les bibliothèques municipales, et que tu ne peux sûrement pas t’offrir car tu es pauvre 😮😢 et dépourvu.e des pépètes nécessaires à l’achat du moindre livre 🥀💔 .

Il y a des gens (beaucoup) qui n’aiment pas trop lire et compte-tenu de cette information, sache que la plupart des bibliothèques féministes, anarchistes, anticapitalistes, anti-racistes, anti-autoritaires que l’on va mentionner dans cet article sont des lieux vivants où tu peux aller rencontrer les gens qui t’attendent impatiemment dans le cadre de permanences 🍩☕, soirées jeux de société, ateliers d’écriture, discussions, et cetera. Une occasion comme une autre de confronter tes idées et d’entendre parler d’auteur.e.s plus subversif.ve.s que ceux dont te parlait tan prof de français au collège. 🏹 (ou d’emprunter un film si vraiment les bouquins, t’aime pas ça !!)

Si tu connais une bibliothèque ou un infokiosque non-marchand qui n’est pas référencé.e ici, merci de nous le faire savoir pour qu’on l’ajoute 💋

Avertissement : Tous ces lieux sont issus des luttes sociales, fonctionnent un maximum hors des logiques de profit et se consacrent à partager un savoir non-marchand, subversif et contre les différentes formes d’oppressions. Certains d’entre eux sont peut-être animés 🙈 par un léger 🙉 esprit de chapelle* 🐵 voire des analyses qui nous semblent malheureuses… alors vas-y, mais sans oublier ton esprit critique  🌼

📢  En fin d’article, on parle aussi des bibliothèques en ligne, avec bouquins, archives et brochures téléchargeables gratuitement.

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[FESTIVAL] 📜 🍻 8 événements féministes / anticapitalistes / antiracistes / écolos en septembre 2019 🍁 🍂

Il y a tellement de fêtes, festivals, soirées, rencontres – contre toutes les formes d’oppressions – de prévu.e.s pour ce mois de septembre 2019 qu’on vous en propose une petite sélecta hétéroclite. La plupart de ces événements dure plusieurs jours donc impossible de les louper 🤷

  • 6 – 9 SEPTEMBRE : 🌬️ / 5ÈME EDITION DE LA FÊTE DU VENT / 🌲AMASSADA (lieu occupé à Saint Victor, proche Albi/Montpellier) / Contre l’écologie industrielle /

Des balades et des discussions avec des gens savant.e.s 🙃 dans  un  cadre  sauvage  et  illégal  

Plus d’infos sur https://douze.noblogs.org/

  • 10 – 17 SEPTEMBRE : 🚔 / SEMAINE CONTRE LA RÉPRESSION / GRENOBLE / 📢

Cette semaine est destinée à faire connaître le collectif et à récolter des fonds pour les Gilets Jaunes interpellés le 1er mai dernier à la suite de la manifestation syndicale. Ces derniers passent en procès ce lundi 16 septembre, à 13h30, au Tribunal de Grenoble, et un rassemblement de soutien est appelé.

mardi 10/09 à 20h au bar Antigone, discussion et projection du documentaire Gilets jaune une répression d’Etat

jeudi 12/09 sur le campus de Saint Martin d’Herès : repas, stands et concerts

samedi 14/09 au squat du 38 rue d’Alembert :

Plus d’infos sur https://cric-grenoble.info/

  • 12-14 SEPTEMBRE : 🗨️   / CYCLE DE DISCUSSIONS  « TISSER LES LIENS D’UNE POLITIQUE DES FEMMES » / RENNES 📚

Plus d’infos sur : https://maisondelagreve.boum.org/spip.php?article103&id_evenement=50

  • 14-28 SEPTEMBRE : 🐭 🎙️/ NOUVELLES RENCONTRES INTER-TERREAURISTES / ZAD DE NOTRE-DAME-DES-LANDES / 🌿🏗️

Programme détaillé à venir, en attendant, voilà l’affiche ⭐

 

  • 13-15 SEPTEMBRE :😾  / RENCONTRES FÉMINISTES RÂLACHATTE#2 / NOTRE-DAME-DE-LA-SALVAGE (MILLAU) / 🦑

Tout au long du festival // Infokiosque, Stand Prévention, Frip’Mobile, Expositions, Coiffure, Tattoos (Petite scarabée), Piercing, Libre Expression, QueerDating, Caravane Librairie&Café «La Colporteuse», Criée, création collective avec Ariane Sirota, Espace D’écoute Sonore. Au programme : discussions, concerts, ateliers… 🔽🔽🔽

Plus d’infos sur la page de Râlachatte

  • 21 SEPTEMBRE :  🦉 / SOIRÉE POST APOCALYPTIQUE EN SOUTIEN AU SITE REBELLYON / LYON / 🎶 💫

Plus d’infos sur le site pour lequel la soirée est organisée !

  • 21-22 SEPTEMBRE : ⛏️ / WEEKEND FÉMINISTE ET ANTINUCLÉAIRE / SURPRISE PARTIE ET ÉVÉNEMENTS RADIEUX / BURE / 💚

Toutes les infos sur le site de l’événement

  • 28-29 SEPTEMBRE / FÊTE ET MANIFESTATION CONTRE LA MEGA POUBELLE NUCLÉAIRE / VENT DE BURE / NANCY / ⏱️

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Lausanne : expulsion et avenir de la bibliothèque féministe « La Molène »

La bibliothèque queer et féministe autogérée La Molène, localisée à Lausanne, rencontre des difficultés car son local va être détruit.

A savoir, aujourd’hui [mercredi 13 juin 2018] il est prévu une dernière ouverture de la biblio avant le nouvel endroit (qui n’a pas encore été trouvé…) de 16h à minuit ; en mixité choisie (voir sur l’affiche).
Ouverture spéciale sans livres mais avec possibilité de rendre les livres.Il s’agit de discuter du futur de la biblio ; et vous êtes invité.e.s à amener de la bouffe vegane.

« Nous venons d’apprendre que nous avons UNE DIZAINE DE JOURS pour libérer les lieux ( !!ultimatum le 18 juin!!), vider la bibliothèque, trouver un nouveau local et ainsi de suite…
Nous avons 7 appartements + tout l’espace biblio et les caves à vider et déménager !

C’est énorme… donc nous cherchons massivement du soutien :

– financier
– nouveau local pour la biblio (prêté, ou sous « contrat de confiance »)
– prêt de voiture/camion (edit: trouvé!)
– personnes ayant le permis de voiture disponibles pour conduire (edit: trouvé!)
– espace(s) de stockage (edit: trouvé!)
SVP, penser à nous ramener vos livres empruntés ou à les garder précieusement jusqu’à ce qu’on trouve un nouveau local…
***
Nouvel espace biblio recherché :

Nous aimerions vraiment que ce beau projet continue à vivre, que Lausanne ne perde pas son unique espace Queer et féministe proposant des ressources, qui n’est pas seulement une bibliothèque mais aussi un lieu de refuge, de rencontres et de soutien !
Avez-vous entendu parler d’un local ou d’un espace vide, à disposition, qui pourrait nous être prêté ? (région Lausannoise idéalement mais n’hésitez pas si vous entendez parler d’un lieu même si c’est ailleurs en suisse romande)

A faire tourner massivement !!
Force et courage,
merci d’avoir fait vivre la biblio et longue vie à la Molène ! »

Lu sur Bibliothèque féministe La Molène

Féminisme, sorcellerie et luttes. Rencontre avec le Witch Bloc de Paris

 En septembre 2017, iels avançaient en tête de cortège contre la loi travail. Le Witch Bloc Paname, groupe anonyme, féministe, radical, antiraciste et non-mixte, a depuis continué de confirmer sa présence et la nécessité de celle-ci.

À travers le retour de la figure de la sorcière, c’est une réappropriation des codes oppressifs que l’on observe et avec elle la mise au jour d’un besoin de penser la lutte contre les oppressions à travers le prisme de l’action collective. Discussion sous le signe de la lutte, du collectif et de l’intersectionnalité.

Manifesto XXI – Quand et comment est née la volonté de créer un collectif ?

À l’origine, il s’agissait juste d’un groupe d’ami-e-s militant-e-s, pour certain-e-s déjà engagé-e-s par ailleurs, qui en avaient marre des pratiques virilistes présentes dans les cortèges du black bloc – le fait de ne rien faire pour virer les agresseurs avérés de ces cortèges notamment – et qui suivaient depuis longtemps l’activité des W.I.T.C.H. américaines. 

Fin Août 2017, iels se sont dit qu’il était nécessaire qu’un cortège en non mixité soit présent dans en tête de la manif de “rentrée” qui avait lieu le 12 Septembre, contre la loi travail XXL et autres mac(r)onneries vomitives, afin de ré-affirmer notre légitimité dans le black bloc et notre colère en tant que féministes. Nous avons donc décidé de créer un événement Facebook pour appeler à la mobilisation sous la forme d’un witch bloc, suivant l’exemple des américaines. Ça nous a permis de nous rendre compte de qui pourrait être intéressé-e pour défiler avec nous, et d’ailleurs nous étions très loin de nous attendre à un tel succès (1500 personnes intéressé-e-s sur l’événement).

Cette première manif ayant fait beaucoup de bruit, nous avons décidé de réitérer l’opération sur les suivantes, et de créer nos propres pages sur les réseaux sociaux dans le même temps. Nous avons depuis mené de nombreuses actions, ce qui nous amène, après de nombreuses rencontres et réflexions communes, à aujourd’hui. Bien sûr, le collectif a continué à évoluer, que ce soit sur les membres présent-e-s et actif-ve-s ou sur notre façon de fonctionner.

La naissance du Witch Bloc de Paris a donné raison à nos pensées du début : nous avions, et avons toujours, bel et bien besoin d’un espace pour militer collectivement entre féministes radicales, et ce sans présence d’hommes cisgenres, non-concernés par les oppressions du patriarcat. Nous nous sommes rendu-e-s compte que nous étions nombreux-ses à avoir tenté de militer ailleurs, dans d’autres orgas, collectifs et assos, ou alors en autonomie sans que cela ne fonctionne, et le Witch Bloc a répondu à nos besoins. 

Quelle filiation avec le W.I.T.C.H. de Portland et a fortiori le Women’s International Terrorist Conspiracy from Hell originel s’il y en a une ? 

Les W.I.T.C.H. ont inspiré la création du Witch Bloc Paris. Nous les soutenons totalement et nous nous inspirons de leurs méthodes, en nous référant au site très complet des Witch de Portland notamment, mais nous ne sommes pas en lien avec elleux, chaque groupe étant totalement indépendant des autres.

Quel est votre rapport à l’intersectionnalité ? Comment pensez-vous l’intersectionnalité aujourd’hui ?

Nous nous considérons comme un collectif intersectionnel et nous tentons de l’être le plus possible. À notre niveau, cela veut dire penser les différents axes de lutte comme interconnectés, et donc les prendre en compte selon leurs différents aspects et pas seulement selon la façon dont nos membres les perçoivent ou les vivent individuellement.

L’intersectionnalité ça veut aussi dire que l’on doit parler, discuter, lire et s’écouter.

Parce que chacun-e d’entre nous est particulièrement sensible à certaines oppressions et pas à d’autres, lutter dans un collectif intersectionnel, ça veut donc aussi dire s’entre-écouter pour être capable de lutter avec les autres là où individuellement nous ne sommes pas concerné-e-s, et aussi parler pour être capable d’amener les autres à lutter avec nous là ou iels ne sont pas individuellement concerné-e-s.

C’est enfin un repoussoir pour tout le féminisme blanc et bourgeois qui selon nous gangrène inutilement les débats, les formes de féminisme qui non-seulement ne se concentrent que sur certains sujets qui ne touchent qu’une partie des militant-e-s que nous sommes, mais qui en plus cherchent à affirmer l’existence d’une “expérience féminine universelle”, qui seule déterminerait les enjeux de lutte.

Il n’existe pas “d’expérience féminine universelle”, nous ne sommes d’ailleurs pas toustes des meufs au sein du WB.

Mais cette rhétorique est celle qui a conduit des mouvements féministes à ignorer les luttes de femmes noires, des femmes trans, des femmes lesbiennes, des hommes trans, des personnes handies… Être intersectionnel-le-s, c’est donc aussi une façon pour nous d’affirmer notre opposition à cette forme de féminisme qui ne voudrait défendre que les femmes qui ressemblent à un modèle précis. Nous luttons pour l’abolition du patriarcat pour tous-tes.

Suite de l’article sur son blog de publication: Manifesto XXI

Pour un antispécisme anarchiste et nihiliste

Réponse à l’article « Libérer les animaux de l’antispécisme» publié sur Paris-Luttes.info le 10 Janvier 2017.

Si je réponds à cet article c’est parce qu’il a été publié sur Paris-Luttes.info et qu’il représente peut-être le point de vue de certain·e·s viandard·e·s “de l’extrême-gauche”. Mais c’est aussi parce que mon envie de rabattre l’outrecuidance de l’auteur·e me sert de prétexte pour défendre une position antispéciste, anarchiste et nihiliste.

Si vous exploitez et/ou tuez des animaux alors que vous pouvez faire autrement – ce à quoi je vous appelle dans ce cas à renoncer – ayez au moins le courage de ne pas vous justifier !

L’auteur·e anonyme de l’article « Libérer les animaux de l’antispécisme » fait preuve d’une outrecuidance qui prête le flanc à la critique. Cette prétention éhontée me gênerait moins si elle n’avait pas pour effet possible de raffermir le spécisme de certain·e·s. Car c’est l’effet que cet article doit avoir sur ceulles qui n’en aperçoivent pas les insuffisances rhétoriques et la mauvaise foi.
Le principal procédé sophistique qu’utilise intentionnellement ou non l’auteur·e de ce texte est la réduction. Ielle n’a pas cherché à reconnaître la possibilité d’un antispécisme anarchiste (donc anticapitaliste et illégaliste) et amoral et prétend démonter tout antispécisme en le réduisant à un antispécisme capitaliste, légaliste et moraliste. Ceci alors même qu’ielle écrit son texte parce que « [l’antispécisme] fait son chemin en milieu anarchiste» … Ielle reconnaît même seulement parler d’« une partie du mouvement antispéciste » et croit intelligent de préciser « mais je n’ai pas trouvé l’autre » ! Ielle n’a pas « trouvé » l’antispécisme anarchiste et nihiliste, donc il n’existe pas. CQFD ? On parle d’une position intellectuelle, pas d’un nouveau continent… pour la « trouver », il suffit de la penser. L’auteur·e manque soit d’imagination, soit de bonne foi. Je dirai de bonne foi.

Lu sur Paris-Luttes.info et lecture du texte en entier en PDF ici.

« Bambi a froid » : Réponse à la « radicale mise au point » de la Fédération anarchiste sur l’anti-spécisme

J’ai été déçu d’apprendre que le texte anti-antispéciste publié dans Zoop n°11 émanait d’un groupe de la Fédération Anarchiste. Camarades ! un peu de discipline ! Faut-il vous rappeler la décision prise, après un débat houleux mais n’en doutons pas franc et ouvert comme toujours chez vous, par votre congrès de 1995, je crois, et qui stipulait que de l’antispécisme, à la FA, on ne parlerait plus ? Ni en pour ni en contre ?J’ai été déçu d’apprendre que le texte anti-antispéciste publié dans Zoop n°11 émanait d’un groupe de la Fédération Anarchiste. Camarades ! un peu de discipline ! Faut-il vous rappeler la décision prise, après un débat houleux mais n’en doutons pas franc et ouvert comme toujours chez vous, par votre congrès de 1995, je crois, et qui stipulait que de l’antispécisme, à la FA, on ne parlerait plus ? Ni en pour ni en contre ?

Depuis, les militantes de la FA qui se sentaient quelque sympathie pour l’antispécisme ont sagement fermé leur gueule ; puis vous ont pour la plupart quittées, dégoûtées par cette libertaire chape de plomb. Camarades : vous aussi êtes tenues, par la dite décision, à fermer votre gueule. Ou alors, luttez pour l’abroger, pour que chez vous comme ailleurs on accepte le débat. Contradictoire. Je suis, comme tant d’autres, à votre disposition pour une rencontre contradictoire sur le thème, quand vous le voudrez.

Venons-en à votre « radicale mise au point ». Son but est en effet de clore radicalement le débat, mais il faut noter que le seul argument qu’il avance est pompé sur le radicalissime Luc Ferry) » dit « Philosophe du Président » Chirac qui l’a lui-même pris à Kant, fidèle disciple sur ce point (comme sur d’autres) des Pères de l’Église, lesquels s’inspiraient largement d’Aristote, le très libertaire précepteur d’Alexandre le Grand et auteur de la thèse radicale selon laquelle les esclaves, surtout non grecques, l’étaient par nature parce qu’incapables de liberté.

J’ai aussi entendu ce même auguste vôtre argument dans la bouche de mon Papa, qui cause comme Le Pen mais vote De Villiers. Ceci n’est pas bien sûr un argument de fond ; cependant, face aux tentatives répétées des anti-antispécistes comme vous de nous confondre avec Hitler qui-était-végétarien (faux), et/ou avec les anti-IVG qui-respectent-les-embryons-donc-les-poulets (faux), il est quand même bon de noter en passant que tant du côté des fascistes que de Luc Ferry, de Jean-Paul II et de Chevènement on souscrit massivement à vos thèses anti-antispécistes, alors que zéro pour cent de ces gens-là sont d’accord avec nos thèses, qui sont, en un mot, que personne ne doit être l’esclave de personne.

Votre argument, c’est : l’« Homme » (masculin, singulier et majuscule de rigueur dans votre bouche) relève de la culture, de la liberté, alors que l’« animal » relève de la nature, de la non-liberté. Vous n’avez pas beaucoup progressé depuis Aristote.

Nous n’avons donc pas attendu votre « radicale mise au point » pour répondre à cet argument ; mais bien sûr, il ne s’agit pas pour vous de débattre avec les antispécistes et de tenir compte de ce qu’elles et ils disent, mais seulement de leur clore le bec par la répétition incessante de ces mêmes arguments que seuls deux mille ans de pilonnage platonico-chrétien ont fini par rendre crédibles.

Lire la suite sur Les Cahiers antispécistes

Une analyse anarchiste de la Théorie du Privilège

Une analyse anarchiste et de lutte des classes de la Théorie du Privilège
Par l’assemblée de femmes de la Fédération Anarchiste

Traduction: groupe Regard Noir
texte original: http://www.afed.org.uk/blog/state/327-a-class-struggle-anarchist-analysis-of-privilege-theory–from-the-womens-caucus-.html

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But et définitions
Le but de ce texte est de présenter une analyse anarchiste et de lutte des classes de la Théorie du Privilège. Nous sommes nombreux à penser que le terme “privilège” est utile pour parler de l’oppression liée à la classe économique. Mais il peut aussi nous aider à comprendre comment diverses oppressions affectent nos relations sociales et le croisement de nos luttes au sein du prolétariat. Cette analyse est le fruit du travail de l’assemblée des femmes de la Fédération Anarchiste (du Royaume uni).
Ce texte ne représente pas tous nos points de vue et fait partie d’une discussion en cours au sein de la FA.
Qu’entendons-nous – et que rejetons-nous– avec cette notion de « privilège » ? Le privilège implique que quelque soit l’endroit où il existe un système d’oppression (tel que le capitalisme, le patriarcat, la suprématie blanche, l’hétéronormativité) il y a un groupe opprimé, mais aussi un groupe privilégié qui bénéficie de l’oppression que le système met en place 1. Le groupe privilégié n’a pas besoin de soutenir activement le système d’oppression, ni même d’en être conscient pour en bénéficier. Les privilégiés tirent profit du fait d’être perçus comme la norme et subvenir à leurs besoins est considéré comme naturel, alors que le groupe opprimé est considéré comme « les autres », et leurs besoins seulement à « prendre en compte ». Parfois le groupe privilégié bénéficie du système de manière évidente, matérielle, comme quand on attend des femmes qu’elles fassent la plupart ou toutes les tâches ménagères, et que leurs partenaires masculins tirent un avantage de ce travail non rémunéré. En d’autres occasions, les bénéfices sont plus subtils et invisibles, et impliquent qu’on se focalise moins sur le groupe privilégié; par exemple, les jeunes noirs ou asiatiques ont 28% plus de chance d’être arrêtés et fouillés par la police que les jeunes blancs2. Il ne s’agit pas ici de dire que les jeunes blancs ne sont jamais inquiétés par le harcèlement policier ou qu’être un prolétaire ou un européen blanc immigré ne suffit pas pour être davantage harcelé par la police. Cependant, le fait est qu’un nombre disproportionné de noirs et d’Asiatiques sont ciblés par rapport aux blancs, ce qui signifie concrètement que si on a de la drogue sur soi et qu’on est blanc, on a beaucoup plus de chances de s’en tirer que si on était noir. Au Royaume-Uni les blancs sont aussi ceux qui risquent le moins d’être arrêtés, envoyés en prison, ou d’être victimes de crimes.3 Les Noirs font face à un taux de chômage encore plus important au Royaume-Uni qu’aux Etats-Unis.4  Nous ne citons pas ces chiffres pour défendre l’idée que les personnes de toutes origines et de toutes ethnies devraient subir les mêmes injustices – mais parce que nous voulons créer une société au sein de laquelle personne n’aie à en souffrir. Mais pour arriver à cela il faut déjà comprendre comment les systèmes d’oppression fonctionnent, ce qui passe par reconnaître que, si les noirs et les minorités ethniques ont plus de chance de pâtir de ces désavantages alors logiquement les blancs ont moins de risque d’y être confrontés. Cela signifie qu’ils ont un avantage, un privilège, qui comprend également celui de ne pas avoir besoin d’être conscients de l’étendue du problème.

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Ce SECRET que les delphinariums veulent vous cacher à tout prix…

Un texte de Richard O’Barry.

Traduction : Julie Labille.

Je suis un ancien dresseur. J’ai longtemps hésité avant de l’écrire sur ce genre de forums puisque je pensais que ce n’était pas approprié pour MiceChat – mais après avoir lu cet article de propagande ridicule sur MiceChat intitulé « Blackfish Exposed » (Blackfish au grand jour), j’ai décidé de vider mon sac. Ce que j’écris m’appartient et se base entièrement sur mes expériences et observations personnelles.

Je vais maintenant vous révéler le secret le mieux gardé de Sea World, un secret que ceux qui détiennent des cétacés en captivité ne veulent pas que vous sachiez. Le voici :

Les dauphins et les orques (l’espèce la plus grande de la famille des dauphins) sont bien plus intelligents et bien plus sensibles qu’ils ne vous l’affirment.

Certes, ils vous disent que ce sont des animaux intelligents. Mais ils ne veulent pas que vous sachiez à quel point ils le sont. Pourquoi ? Parce que si vous en êtes conscients, vous leur poseriez cette question : « S’ils sont si intelligents et si sensibles, pourquoi sont-ils dans ces bassins minuscules ? »

Dauphin captif

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Abolitionnisme et droit des animaux

Le terme « abolitionnisme », utilisé dans le contexte de l’éthique animale, est dans les faits largement dénué de sens en ce qu’il y a trois sortes de gens qui se disent « abolitionnistes » : les gens qui veulent la fin de toutes les formes d’exploitation animale, les gens qui veulent la fin de certaines mais pas de toutes les formes d’exploitation animale, et les gens qui veulent simplement la fin de certains des « pires abus » de l’exploitation animale mais n’ont pas d’objection à l’exploitation animale proprement dite. Par conséquent, il n’y a de ce mot aucun sens convenu en ce que ceux qui se décrivent eux-mêmes comme « abolitionnistes » ne veulent pas abolir les mêmes choses, ni ne veulent y parvenir de la même façon. En ce sens, le mot « abolition » en lui-même ne décrit pas davantage une position particulière que ne le fait l’expression « droits des animaux », laquelle a si bien perdu son sens qu’elle est utilisée par les exploiteurs qui affirment croire en les « droits des animaux ».

Cet article décrit une théorie abolitionniste particulière : la théorie abolitionniste des droits des animaux, développée en réaction aux positions du philosophe australien Peter Singer. Ce dernier adopte une forme d’utilitarisme des préférences, qui encourage les actions maximisant la satisfaction des intérêts et des préférences des êtres impliqués ou affectés. Il donne la priorité aux êtres possédant une conscience de soi similaire à celle des humains et pouvant activement envisager l’avenir. Bien qu’il admette que les grands singes nonhumains, les dauphins et les éléphants sont conscients d’eux-mêmes à la manière humaine, il émet des doutes en ce qui concerne les autres animaux, et considère beaucoup de ceux que nous exploitons comme vivant dans une sorte d’éternel présent. Selon lui, ces animaux ont un intérêt à ne pas souffrir de douleur ni d’angoisse, mais n’ont pas d’intérêt à continuer à vivre, ou du moins n’ont pas un intérêt qui le conduit à leur accorder une présomption de défaut contre leur utilisation en tant que ressources remplaçables — présomption qu’il accorde aux humains « normaux » et aux non-humains ayant une conscience de soi de type humain.

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