IL Y A 50 ANS, LES PROVOS

« Actuellement le Provo s’en tient, non
sans mérite, à la provocation de la police,
aux affrontements sur le Dam, aux pétards
dans les boites aux lettres. Demain, il devra
traiter la police comme un ennemi conscient,
donner l’assaut contre le palais du Dam, et
poser quelques bombes dans les boites
aux lettres du BVD. Car seules les masses
provocatrices des jeunes glandeurs sont
encore à incorporer dans le mouvement. Ce
sont elles qui constituent une opposition, et
non pas les soit-disant classes laborieuses
qui sont pieds et poings liés dans ce
système social. Les Provos sont la dernière
classe révolutionnaire des Pays-Bas et nous
reconnaissons comme Provos les beatniks,
les pleiners, les magiciens. »

 

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Pro sexe pro rien

Cet article parle principalement de relations hétérosexuelles.

Je me questionne beaucoup ces jours ci (comme c’est pédant de dire ca ahah) sur le féminisme pro-sexe, sur les films pornos « féministes etc. Ma réflexion est évidemment déclenchée par le documentaire d’Ovidie « A quoi rêvent les jeunes filles », qui a le mérite d’interroger la norme hetero patriarcale qui vient infiltrer nos initiatives les plus militantes. Je ne peux pas le regarder sans penser à cet article du photographe et modèle Dwam sur les Suicide Girls, qui explique clairement en quoi une entreprise qui se voulait féministe se transforme peu à peu en entreprise tout court, créant une nouvelle norme du queer ou du alternatif politiquement correct. Un peu comme les cheveux pastels sur les jolies filles cet été, ces teintures n’ont rien de transgressives, les crêtes des punks sont bien loin, on reprend les codes d’une contre culture militante pour l’édulcorer et la dissoudre dans la norme. Pas d’handicapé-es moteurs ou mentaux, pas de gros-ses, pas trop de racisé-es, dans les productions « féministes », les personnages identifiés comme féminins sont queer, tatoués et piercés, minces blancs et valides. Toustes présentent une sexualité débordante, baiser sans entraves, jouir partout, cupcakes vulves et ateliers de création desextoys « féministes », l’injonction à baiser pour exister toujours présente, il faut que le corps exulte, c’est comme ca qu’on se libère, voilà le message. C’est difficile de s’exprimer contre ce message, car il ravit tout le monde. Les féministes pro sexe se sentent validées par l’idée de la libération des femmes par le corps dénudés et l’activité sexuelle, et le patriarcat profite largement des productions photographiques ou vidéos comme outil masturbatoire, et  la libération des corps multiplie l’offre des partenaires et les sexualités ludiques à découvrir. Les femmes, elles, restent pourtant seules à assumer les conséquences de cette « liberté » à jouir et à se montrer : contraception, grossesse, avortement, « réputation », répression policière et systémique des travailleur-ses du sexe, etc. Et les autres, les femmes non belles, non normées, les gros-ses, les racisé-es, les moches, celles qui jouissent pourtant hors du champ de la caméra, dans la vraie vie, celle ci se retrouvent hors du féminisme une nouvelle fois. Et celles qui choisissent de ne pas jouir, de ne pas avoir de sexualité, celles qui lient sexualité et mariage, celles qui choisissent la modestie vestimentaire, celles qui portent le foulard, quelle place ont elles dans ce féminisme ?

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Alors, on danse ! SOUTIEN A L’ATTIEKE

Bal populaire avec le Balafond au centre social auto-organisé « Attiéké » le samedi 27 juin 2015 à 20h30.
Entrée à prix libre

Le procès prévu devant la Cour d’appel de Paris en janvier 2016 est en fait avancé, à octobre 2015. Nous ne connaissons pas la raison de ce changement de date mais nous supposons la pression de la Fédération Française de Triathlon et/ou de la Mairie à un an de l’Euro 2016 auprès de la Cour d’appel. L’Attiéké se situe non loin de la Porte de Paris et donc du stade de France.

Saint-Denis et le Grand Paris mais à l’heure actuelle, Saint-Denis est en pleine mutation urbaine pour accueillir l’Euro 2016. D’ailleurs, le réaménagement de la porte de Paris prendra fin au cours de l’année avec la livraison d’un hôtel et de bureaux.

Cette mutation comprend entre autres l’expulsion sans relogement de campements de Rroms ; campements qui étaient situés aux abords du canal et du stade de France.

Et l’Attiéké, dans tout cela, semble faire tâche d’autant que la Mairie et la Préfecture sont sourdes à nos revendications à savoir :

-  le maintien du lieu d’habitation et des activités par un arrêté de réquisition !
-  le relogement stable et digne des habitant-e-s !
-  des logements vraiment sociaux à Saint-Denis, pas de bureaux !
-  la réquisition des bâtiments vides !
-  la régularisation des habitant-e-s sans-papiers ! De tou-te-s les sans-papiers !

Mais en attendant le procès, on danse avec le Balafond ce samedi 27 juin 2015 à 20h30, lors d’une soirée de soutien. On vous attend donc nombreux et nombreuses !

Infos pratiques :
L’entrée est à prix libre. Grignotage et boissons sur place.
Centre social auto-organisé « Attiéké »
31 bd Marcel Sembat, Saint-Denis
Métro L13, arrêt Porte de Paris ou Gare de Saint-Denis

Contact : 31marcelsembat [at] riseup.net

P.-S.

Le Balafond est un groupe musical et amical, tout terrain et tout public ! Un collectif
pour faire danser, faire chanter, faire participer…

REP ISKANDER ET SOUTIEN A SA FAMILLE

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il nous avait fait jouer à la miroit’, en soutien à la création d’une brasserie autogéré, on le croisait dans la rue, dans les concerts,en manif’, et on se régalait de ses dessins sur son tumblr, Iskander n’est plus de ce monde dont il combattait et dénonçait chacune des injustices, toutes nos pensées  vont à lui et à sa famille, Natacha et Edriss, que vous pouvez soutenir ici.

Et si on parlait de la répression …

Avant-propos :
Le nous de ce texte, c’est celui d’un milieu militant anarchisant, qui se compose et se décompose au jour le jour, entre les luttes sociales et écologistes, d’un collectif, d’une lutte, d’un lieu ou d’un groupe affinitaire à un autre. Un milieu qui, depuis le CPE, a tissé un large réseau de connaissances, d’échanges, au gré ou indépendamment des identités collectives. Le texte ci-dessous s’adresse à celleux qui s’y reconnaissent, partiellement au moins.

La répression comme révélateur

Il faut rendre à l’opération César [1] ce qui lui appartient et à la répression ce qu’elle nous révèle sur nous-mêmes. Depuis la mort de Rémi Fraisse elle est sur toutes nos lèvres, comme si la nommer permettait de cerner l’adversité, celle qui focalise tous nos maux, qui pourrait à elle seule être la cause de notre colère et sa conséquence.
On lui prête tour à tour, dans nos slogans, le visage de la violence policière, de l’état sécuritaire, des politiques austères, de la justice partiale et expéditive de classe. Nous nous offusquons continuellement d’elle, aussi surpris qu’outrés de ce que notre éducation peine encore à accepter : le fait que le vernis démocratique, par lequel nous nous défendons vigoureusement d’être encore illusionnés, continue néanmoins de nous coller à la peau, obturant les pores de notre perception critique.
La répression est pour nous l’expérience désagréable de nos imaginaires de révolution ou d’insurrection rejoints par une réalité que soudain nous subissons : c’est une confirmation de notre vulnérabilité dans un système qui nous a habitués à jouir pourtant d’une relative sécurité.

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