[Lutte en cours] 🍕 Gilets Verts vs. Deliveroo 🍣 : Récit de la première semaine de mobilisation des livreurs

Depuis le début du mois d’août, la plateforme de livraison de plats à domicile Deliveroo connaît un de ses plus grands mouvements de grève depuis son lancement en France. Alors que nous étions habitués chaque année durant l’été à voir émerger des mouvements de contestation, celui-ci semble bien prendre, aussi bien chez les livreurs à l’échelle nationale que dans l’opinion, qu’il s’agisse du traitement médiatique ou du soutien des « consommateurs ».

Articulant plusieurs stratégies de blocage, de boycott, de déconnexion et de médiatisation, l’enjeu est alors à la fois de frapper la plateforme au porte-monnaie en empêchant les commandes d’être livrées, de faire pression sur les restaurateurs pour se retirer au moins de manière temporaire du système, puis enfin de se montrer dans la rue et dans les médias pour rappeler la réalité de nos conditions de travail. Le choix de la grève perlée (organiser des actions et des blocages un voire deux jours par semaine pour ne pas trop toucher la rémunération des grévistes) permet alors de maintenir la pression à la fois sur le plan financier et sur le plan symbolique, à un moment de l’année où la faiblesse du nombre de commandes ne permet pas d’envisager des blocages de masse.

Ainsi plusieurs difficultés vont s’imposer aux grévistes et aux livreurs mobilisés : faire durer un mouvement sur un mois où habituellement les commandes sont très peu nombreuses et donc les perspectives d’offensives et de perturbation du système très limitées. Continue reading « [Lutte en cours] 🍕 Gilets Verts vs. Deliveroo 🍣 : Récit de la première semaine de mobilisation des livreurs »

[Grève dans les hôpitaux] 🏥 Leurs conditions de travail 🔄 nos conditions de soins 🤕

D’après la CGT Santé d’Indre-et-Loire, le service d’urgences du centre hospitalier d’Amboise pourrait être fermé certaines nuits, par manque de personnel. Un symptôme de la crise de l’hôpital public, dont la réorganisation fait peser le risque d’« une véritable catastrophe sanitaire ». ⏳ Communiqué.

La CGT a appris que les services d’urgence et le SAMU d’Amboise et Loches étaient menacés de fermeture alternative sur certaines nuits cet été de 20h30 à 8h30 [1]. Comment en est-on arrivé là ?

La diminution régulière, et voulue, du nombre de médecins formés est à l’origine de cette situation. Les chiffres du ministère parlent d’eux-mêmes : dans les années 70, 9 500 médecins sortaient diplômés chaque année ; dans les années 80/90 ce chiffre a été diminué de moitié (4 000) pour actuellement être remonté à 8 500 [2].

Il faut au moins 10 ans pour former un médecin. Dans le même temps la population augmente (+1 million tous les 3 ans) et vieillit (+2% chaque année de plus de 60 ans).

 

Localement, dans la Région Centre-Val de Loire, 81 postes de médecins urgentistes sont non pourvus sur les 311 existants. Ces chiffres sont connus de tous. Cette situation n’est pas la faute « à pas d’chance  ». Elle a été sciemment organisée par les différents ministres de la santé et permet la fermeture totale ou partielle des hôpitaux locaux.

Lorsque la ministre annonce la mise en place d’hôpitaux de proximité, elle tente d’endormir la population en jouant sur les mots. Un hôpital de proximité selon les textes officiels est un hôpital dans lequel il n’y a ni service d’urgences, ni maternité, ni chirurgie.

Il faut immédiatement augmenter le nombre de médecins formés. Il faut que le plan santé 2022 de Mme Buzyn, voté le 16 juillet 2019, soit retiré car il prévoit entre autres de nouvelles fermetures de lits ainsi que la transformation de 350 hôpitaux locaux en hôpitaux de proximité (donc sans services d’urgences).

Les personnels des urgences au CHU de Tours, à Chinon, à Loches et à Amboise, sont en grève comme la plupart des services d’urgences en France et comme de nombreux services en général dans les hôpitaux. La ministre doit nous entendre : il faut arrêter de fermer des lits, en ré-ouvrir, arrêter de fermer des postes, en créer !

Sans ces mesures immédiates c’est une véritable catastrophe sanitaire qui est en train d’être organisée. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas ! Dans l’immédiat, il faut de toute urgence tout faire pour que les urgences de Loches et Amboise restent ouvertes 24h/24h et 365 jours/an.

Car que se passera-t-il demain pour la personne qui se trouvera loin de tout service d’urgences ? Il en va de l’égalité de l’accès aux soins pour tous et toutes.

Lu sur La Rotative (réseau mutu de touraine)

Notes

[1Concernant le centre hospitalier de Loches, un médecin à été recruté en intérim, les urgences et le SAMU devraient donc fonctionner normalement pour le mois d’août.

[2Chiffres de la DRESS

Création du 1er syndicat de prisonnier-es (PRP) et grève des matons

Voilà 2 semaines que les gardiens de prison ont abandonné leurs postes pour fanfaronner à la télé et pleurnicher sur leur situation (à se demander à quoi ils s’attendaient en passant le concours). Ça réclame plus d’armes, plus de personnel, plus d’encadrement, bref plus de sécuritaire. Et pendant ce temps, la machine carcérale continue de tourner et de broyer des vies au quotidien. A l’extérieur, les familles n’ont pas de nouvelles de leurs proches, se retrouvent bloquées devant les parloirs avec comme accueil ligne de matons et pneus en feu. Et la pression monte, les journées se ressemblent et sont toujours plus sombres.

Alors avant que tout explose et que le débat s’oriente sur « la violence des prisonnier.e.s », des proches d’incarcéré.e.s, qui viennent de créer le 1er syndicat de prisonniers (le PRP), prennent la parole pour dénoncer les violences de l’AP et de l’État, et faire le point sur la situation qu’ils vivent actuellement : Fermeture des parloirs et de l’accueil aux familles, remises de peines bloquées, jugements reportés pour les prévenu.e.s comme les condamné.e.s, pas d’accès aux cabines téléphoniques, à la promenade et à la plupart des activités, fermeture des cantines et rationnement des gamelles, coupures d’eau/ d’électricité, pneus cramés devant les portes…

Revue de presse et émission à ce propos consultables sur le site de L’Envolée et présentation du syndicat >>ici<<

« Sauve un salarié, crame le MEDEF » : les étudiants de Tours investissent les locaux du patronat d’Indre-et-Loire

Ce que nous exigeons :

- Retrait sans condition de la loi Travail.

- 32h/semaine.

- SMIC à 1700 euros net/mois.

- Régularisation de tous les précaires et contractuels dans la fonction publique.

- Embauche massive d’inspecteurs du Travail.

- Séparation du MEDEF et de l’Etat.

- Réunification syndicale : fusion du MEDEF et de la CFDT.

- Condamnation de Pierre Gattaz à se réincarner en travailleur précaire. »

Après tout, il ne s’agit là que d’exigences bien raisonnables.

l’article en intégralité sur LA ROTATIVE

Appel autonome – Lycéen-ne-s, étudiant-e-s, chômeurs-es, travailleurs-es – Combattons la Loi Travail !

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La journée de mobilisation du 9 mars a été une réussite. Des dizaines de lycées bloqués en Ile-de-France, des centaines sur l’ensemble de la France, des débrayages et des barrages filtrant dans les facultés, un bâtiment d’UFR bloqué à la Faculté de Nanterre. La précarisation générale des conditions de travail ne passe pas et les jeunes se mobilisent massivement pour y répondre. Notre avenir et celle des générations futures est en jeu, que l’on soit lycéen, étudiant, chômeur, travailleur …

L’assemblée générale lycéenne réunie au CICP a décidé de se mobiliser le jeudi 17 mars et d’appeler à bloquer les lycées. L’information circulera également dans les différentes AGs de facs franciliennes.

Nous invitons à la création de comités autonomes dans les lycées et facultés pour s’organiser en dehors des bureaucraties syndicales et critiquer cette loi pour ce qu’elle est : une régression historique de nos droits sociaux, ainsi qu’une atteinte à la dignité de toutes les personnes qui vont être soumises à des pressions plus grandes et de nouvelles galères.

Quel traitement cette loi nous réserve t-elle ?
→ Augmentation du temps de travail pour les apprentis (10h/Jour et 40h/Semaine)
→ Le tarif des heures supplémentaires peut être diminué de 5 fois sur simple accord d’entreprise.
→ De nouvelles possibilités de licenciement arbitraire
→ L’augmentation 10h à 12h de travail par jour sur simple accord
→ Plus de garanties pour les congés payés en cas de décès d’un proche (mère, père, sœur, etc.)
→ Augmentation du nombre de semaines où l’on peut travailler 44h ou 46h, s’il y a un accord.
→ Plus de minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié.

Il y a urgence à se mobiliser si nous ne voulons plus que nos existences se limitent à réveil, travail, dodo et que l’on nous condamne à survivre. Nous sommes les premiers impactés, c’est à nous de décider et nous réapproprier la question de nos conditions de vie.

Nous appelons de nouveau la jeunesse à se mobiliser le 17 mars. Bloquons les usines, routes, lycées, facultés pour bloquer l’économie et exiger le retrait de cette loi rétrograde.

Rendez-vous pour 11h à Nation pour une manifestation joyeuse et déterminée. Il y aura ensuite un cortège étudiant/lycéen autonome à la grande manif syndicale (plus de précisions bientôt)

Manifestation du 9 avril, suites et pas fin

Un cortège parisien qui met quatre heures à se lancer depuis la place d’Italie tellement il y a de monde. Des centaines de milliers de personnes dans toute la France. Le tout dans le silence assourdissant des médias. Un mot d’ordre, dans toutes les bouches et sur toutes les pancartes, contre la loi Macron (celle des patrons), mais un autre thème affiché par les centrales syndicales, contre l’austérité. Un manif plan-plan suite à l’asphyxie de ces derniers mois mais l’envie d’en découdre qui revient plus forte que jamais. Récits, images, sons et analyses de cette étrange journée et de ses suites :
- [Photos] Manifestation contre la loi Macron et l’austérité, plus de 130 000 personnes à Paris
- Une journée de mobilisation ne suffira pas !
- Récit d’une journée de lutte contre la loi Macron et son monde
- Manifestation du 9 avril : monte le son !
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