[Manifestation] Justice pour Steve 😢 – Samedi 3 août à Nantes

Plus d’un mois après, le corps de Steve a été repêché dans la Loire.
Le même jour, Edouard Philippe annonce que « Selon l’IGPN, aucun lien ne peut être établi entre l’intervention des forces de l’ordre et la disparition » de Steve Maia Caniço.

A nouveau, l’impunité des meurtres policiers est dévoilé au grand jours.
Pour défendre le droit de danser et contre l’impunité policière, une manifestation est prévue ce samedi 3 août à 13h place du Commerce.

Communiqué de la Coordination Nationale des Sound systems : Nous apprenons aujourd'hui la découverte du corps de Steve…

Gepostet von Testitek Family am Dienstag, 30. Juli 2019

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(Se) protéger et (se) soigner en manif : réflexes individuels et collectifs

Voici des conseils de soins et de réflexes de base pour les manifs / actions, utiles par les temps (et la répression) qui courent. Ce n’est pas une formation pour devenir street medic, ce n’est pas exhaustif, c’est synthétique, mais ça devrait quand même aider. Parce que c’est bien si un maximum de monde sait en faire un minimum, sans pour autant s’improviser médecin. Il faut savoir quand laisser la place, déléguer, que ce soit au SAMU ou à ses camarades. Apprendre à communiquer et se relayer est compliqué mais nécessaire, pour la sécurité des soignant-e-s comme des soigné-e-s. Pour plus d’autonomie, d’attention, de solidarités et de force dans nos luttes !

Point vocabulaire : les mots tels que « urgent » et « grave/signes de gravité » entendent une urgence médicale induisant un risque important voire vital pour la personne, et nécessitant donc très probablement une évacuation.

Le PDF de la brochure à télécharger

Brochure et article à lire sur Iaata

Mémoire d’une hydre

hydreLes naïfs croient que les créatures magiques n’existent pas, mais je sais quelles puissances ont présidé à ma naissance et toutes sont réelles : crue, étoiles, force, colère, amitié, terre, mer et feu, et détermination. Je suis fille de la victoire qui engendre d’autres victoires. Je suis une hydre à mille têtes et mille fois plus de jambes, de bras, d’yeux.
J’ai mille têtes qui viennent de partout, dans toutes sortes de véhicules, que mon ennemi tente de bloquer. Mais il n’y parvient jamais, tant l’attraction est forte.
Les yeux de mon ennemi sont gros, uniques, noirs et globuleux, disséminés dans la ville. Je les lui crève à coups de manche ou de pavé, pour me rendre invisible. Les milliers de corps et de visages qui me composent se ressemblent tous, innombrables jumeaux, sosies démultipliés. Il sont jeunes et vieux, marchent et s’arrêtent et courent, portent des K-way, des chasubles, des vestes, des talons hauts et des baskets, des masques blancs, des sacs à dos, des sacs de pierre, des trousses de soin et des banderoles.
J’ai mille têtes que je ne surveille pas, mais qui prennent soin les unes des autres. Qu’on touche à un seul de mes corps, je prends la forme d’un groupe de dockers ou d’une horde d’amis et j’attaque à mains nues, à coups de casques, de barres de fer, je frappe, j’insulte, je repousse.

Lire la suite sur la page de Rouen dans la rue

Une partie des cégétistes mis en cause par la police

[le préfet de police de paris] Il a également affirmé qu’une « quarantaine de drapeaux CGT étaient mélangés à un nombre élevé de casseurs » qui s’étaient placés au sein d’une « nébuleuse » positionnée en amont du cortège, peu après le départ.

« Il y avait une forme de solidarité, pour le moins passive, avec les casseurs », a-t-il dit, ajoutant que certains syndicalistes tentaient de gêner les interventions des forces de l’ordre, notamment les interpellations.

vu ICI ou l’on peut lire quelques infos en plus sur le passage de la « nébuleuse »

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Adresse aux flics

Pour ne plus voir un seul copain ni une seule copine rentrer avec des hématomes ou des fractures après une garde-à-vue,
Pour ne plus voir personne se faire molester, se faire enfoncer le crâne par vos matraques,
Pour ne plus voir personne vomir, suffoquer ou s’évanouir à cause de vos gaz de combat,
Pour ne plus vous laisser détruire nos vies et nous salir à coups de mensonges,
Pour que vous ne puissiez plus nous arrêter, nous menacer, nous coller en prison, nous blesser, nous humilier…

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Tout le monde déteste votre sale violence.

Sombres brutes. Vous et vos coups de matraques, vos tirs tendus à hauteurs de têtes, pour blesser, faire mal, arracher des yeux, provoquer des traumatismes crâniens, casser des os au nom de la démocratie…

Ce n’est pas du spectacle et nos manifs ne sont pas vos arènes.

« Un bon flic est un flic mort« . Ce slogan a pris sens dans nos têtes. Allez donc brûler, vous et vos supérieurs ! Et l’institution qui vous protège et vous couvre après vous avoir envoyé pour nous mater. Tous ces tocards en costume dans leurs tribunaux abjects, tous ces pitres qui se croient au théâtre, qui foutent nos potes en taule, qui nous remplissent de rage et d’angoisses.

A bas l’Etat, les flics, les patrons, et toutes celles et ceux qui les aident, en fermant leurs yeux, leurs oreilles et leurs gueules. Comme les trois petits singes.

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à lire sur PLI

Liberté pour les inculpés du 18 mai et pour tou.te.s les autres !

 

« Nous sommes des manifestant.e.s contre la loi Travail. […] Nous écrivons ce texte en défense des personnes interpellées suite au feu de joie du mercredi 18 mai, dans lequel une voiture de police a disparu. […] Si nous écrivons ce texte, ce n’est pas pour nous adresser aux juges de ce pays mais à vous que nous croisons tous les jours un peu partout. Méfiez-vous du prétendu bon sens des flics, des ministres et des médias. »
Ce texte est une tribune libre en soutien aux inculpés du 18 mai. Il est la propriété de celles et ceux qui s’y reconnaissent.

Liberté pour les inculpées du 18 mai et tou.te.s les autres !

Nous sommes des manifestant.e.s contre la loi Travail. Nous sommes des syndicalistes. Nous sommes des profs, des intérimaires, des précaires, des chômeuses, des étudiants… Nous nous sommes croisé-e-s au boulot, en réunion de collectifs variés, en terrasse d’un bar, en manif. Nous sommes celles et ceux qui ont crié des slogans et tenu des banderoles à vos côtés. Nous sommes aussi celles et ceux que vous croisez parfois en train de distribuer des tracts ou de partager du sérum phy quand « ça pète ». Il arrive que vous ne nous reconnaissiez pas quand nous protégeons nos visages et nos corps des caméras indiscrètes et surtout des armes de la police. Dans ces moments-là, une minorité d’entre nous lance des projectiles variés sur la police, brise des vitrines de banque ou redécore les murs trop gris de nos villes. Ce n’est pas notre activité principale, vous le savez bien, et nous ne voulons pas y être réduit.e.s. Nous considérons que ce n’est pas à l’État de décider pour nous de nos méthodes de lutte et nous faisons simplement en sorte de pouvoir continuer à agir comme nous l’entendons et de la façon qui nous paraît la plus juste. D’autres ont des avis divergents de nous et nous pouvons critiquer leurs actions mais dans le feu des évènements, notre priorité est surtout de freiner, voire même d’empêcher le sale boulot de l’État et de sa police. Parce que notre ennemi principal ne sera jamais un manifestant avec une stratégie différente de la nôtre mais bien les institutions qui nous exploitent et qui prétendent régir nos vies.

Nous écrivons ce texte en défense des personnes interpellées suite au feu de joie du mercredi 18 mai, dans lequel une voiture de police a disparu. Nos avis divergent sur la portée stratégique de cet acte dans le contexte actuel et recoupent probablement les vôtres. Dans tous les cas, même celles et ceux d’entre nous qui ont des critiques à faire n’iront jamais pour autant pleurer pour de la tôle cramée, et encore moins si cette tôle appartient à la flicaille. Ce qui nous intéresse bien plus, ce sont toutes ces vies que la police et son corollaire judiciaire détruisent. Les yeux crevés par les flashballs, les traumatismes physiques et psychiques des grenades de désencerclement et des coups de tonfa et les milliers d’heures de privation de liberté, que ce soit par des interdictions de manifester, en garde-à-vue, en détention provisoire ou en prison. Et, en l’occurrence, nous nous sentons beaucoup plus concerné.e.s par les cinq personnes qui risquent de perdre leurs plus belles années en taule que par une voiture en feu.

LA SUITE SUR PARIS LUTTES

Violences policières : “L’objectif n’est plus de repousser un groupe, mais de blesser des individus”

A Nantes le 3 mai 2016, lors d’une manifestation étudiante contre la « loi travail » (Stephane Mahe/Reuters)

Depuis le début des mobilisations contre la “loi travail”, la répression contre les manifestants s’accentue, et les blessés se multiplient. Pour Pierre Douillard-Lefevre, auteur de L’Arme à l’œil, ces violences sont le fruit d’une “militarisation de la police”. Entretien.

La liste des éborgnés et des blessés graves suite à des tirs de Flash-Ball et des grenades de désencerclement s’allonge depuis le début des mobilisations contre la “loi travail”. “Au rythme où on va, quelqu’un va mourir parce que la violence est à chaque manifestation un peu plus élevée”, s’inquiétait Jean-Luc Mélenchon suite à la manifestation du 1er mai. Pierre Douillard-Lefevre, diplômé en histoire et sociologie, a lui-même perdu l’usage d’un œil en 2007 suite à un tir de Flash-Ball. Engagé depuis aux côtés d’autres blessés contre la militarisation des forces de l’ordre, il vient de publier L’Arme à l’œil, Violences d’Etat et militarisation de la police. Entretien.

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